Capture One 4 et Capture One Pro 3.7.8 sont mis à jour
J'avais parlé, dans un article très complet
de Capture One 4.0, la dernière évolution du célèbre logiciel de
conversion danois. Alors que la date de sortie de la version
professionnelle n’a toujours pas été confirmée, l‘éditeur annonce une
mise à jour de Capture One 4.0, désormais en version 4.01, et de
l’ancien Capture One Pro, en version 3.7.8. Alors que la version 4.01 est censée réparer certains bogues, dont
des erreurs d’affichage, l’évolution de Capture One Pro est plus
profonde : l’application est enfin compatible avec le tout dernier
système d’exploitation d’Apple, Mac OS X 10.5 Leopard et ouvre les
fichiers RAW des appareils suivants : Canon 1D Mark III, 1Ds Mark III, 40D et G9, Nikon D3, D40X et D300 ainsi qu’Olympus E-3, E-410 et E-510.
Voici les liens de téléchargement :
- Capture One 4.01 (PC/Mac)
- Capture One PRO 3.7.8 PC et Mac
La numérisation sans scanner est-elle possible ?
La sortie récente d’un drôle de scanner à films équipé d’un capteur CMOS au lieu des habituelles barrettes CCD m’a redonné de l’espoir : las de passer de longues soirées face à l’écran dans les bruits tantôt sourds tantôt stridents de mon scanner à films, j’avais rêvé d’un outil silencieux, efficace et rapide pour numériser mes photos argentiques sans avoir à y passer une année entière…

Hommage à Franco Fontana, Hegau/Allemagne, hiver 1984, Pentax K1000, objectif 50 mm f/4 SMC Macro sur Kodachrome 25, numérisé avec Canon EOS 1Ds, objectif macro EF 100 mm f/2.8
Hélas, le Reflecta xScan, tel est le nom de cet illustre scanner sans pièces mobiles, est loin d’offrir la qualité d’image et la vitesse de numérisation requises. Bien que son constructeur annonce une résolution native de 1800 dpi et une vitesse de numérisation d’une seconde par document, ses performances réelles sont bien moins flatteuses : le site allemand Scandig lui reconnaît 1500 dpi et de 22 à 39 secondes pour la numérisation (une capture numérique, vu que le xScan utilise un capteur…) et l’enregistrement d’une image. Compte tenu de la résolution (qui ne permet que des tirages autour de 13×18 cm à 300 dpi…) et la faible étendue dynamique de l’outil, il n’est guère indiqué pour archiver les vestiges de l’époque “anté-numérique”.

Læsø, Danemark, 1984, Pentax K-1000, Super-Takumar 200 mm f/4, Ektachrome 100 numérisé avec Canon EOS 1Ds, objectif macro EF 100 mm f/2.8
Mes placards sont encore pleins d’ustensiles d’un monde disparu que je m’obstine à conserver coûte que coûte ; ainsi, je possède encore une fidèle table lumineuse et divers porte-films de mon agrandisseur. J’ai été très tenté d’utiliser ces accessoires pour numériser quelques originaux (diapos et négatifs couleur et noir et blanc au format 24×36 et en moyen format) à l’aide de mon appareil reflex numérique.
Photoshop, Holga et Polaroid SX-70
Face à la recherche de perfection ambiante qui trouve son expression dans des appareils numériques toujours plus puissants, générant des photos toujours plus larges, plus propres et plus proches de la réalité, on oublie souvent qu’il existe une autre esthétique fondée sur la sensualité de l’imperfection, sur des images floues et déformées.

Image réalisée avec le script HolgaRoid Generator
Il y a peu de temps encore, le grand public raffolait d’appareils aussi désuets que passionnants, fabriqués avec un manque de rigueur affligeant dans les usines du tiers monde photographique : les Holga, Lomo, Diana et Seagull, pour n’en nommer que les plus populaires. Victimes de leur succès, les plus encensés parmi ces « toy cameras » se négocient aujourd’hui à des tarifs irréalistes et frôlant l’arnaque – les Holga sont à plus de 50 € et le Seagull, qu’on pouvait acheter pour une bouchée de pain il y a vingt ans, à 200 €. En plus, afin de pouvoir photographier dans toutes les conditions, il est souvent nécessaire d’en acheter plusieurs exemplaires, dont chacun possède ses propres particularités et défauts. Et il y a “last but not least” un autre facteur aggravant, tous ces appareils utilisent… des pellicules.
Digital Lith – Ou comment obtenir, en numérique, le "look" d’un tirage Lith
Bien que la technique de tirage Lith ne soit pas vraiment nouvelle,
elle était devenue très populaire, dans la dernière vingtaine d’années
du siècle dernier, parmi les photographes fréquentant la chambre noire.
L’effet si typique d’un tirage Lith repose sur la surexposition du
papier, puis de son développement dans un révélateur spécial (Lith)
très dilué. Comme le développement agit très fortement sur les ombres
de l’image, il faut sortir le papier de son bain avant même qu’il
puisse noircir toute l’image – c’était donc un procédé très difficile à
contrôler et encore plus difficile à reproduire !
Heureusement, la photographie numérique nous permet de perpétuer de
nombreuses techniques de traitement traditionnel. Grâce à Photoshop (ou
un logiciel similaire), vous pouvez reproduire l’apparence d’un tirage
Lith, sans même vous mouiller les mains dans le révélateur et sans
avoir à multiplier d’onéreux essais pour trouver un papier compatible…

Santorin, scan d’un négatif noir et blanc
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Dynamiser le format RAW - grâce aux objets dynamiques
Photoshop CS3 et Camera Raw 4 permettent de développer un fichier RAW en tant qu’objet dynamique. Très pratique pour effectuer des corrections locales, cette option préserve l’accès aux multiples réglages de la boîte de dialogue Camera Raw, tout en utilisant Camera Raw comme calque de réglage.
Lightroom - Interview sur le site macgeneration
Dans le cadre d'une présentation de l'ouvrage de Martin Evening, Photoshop Lightroom pour les photographes, traduit par mes soins, Florian Innocente du site macgeneration m'a posé quelques questions à propos de ce nouveau type de logiciel photo « tout-en-un ».

Capture One 4.0 - Mieux vaut tard que jamais...
La société danoise Phase One fait, depuis de nombreuses années, partie
du club très fermé des fabricants de dos numériques moyen format. Bien
que réservé, au début, aux dos numériques de la marque, Capture One est
un des logiciels de développement RAW les
plus réputés, aussi bien pour sa qualité du dématriçage que pour son
interface utilisateur et son traitement multitâche – privilégiant une
conversion rapide de multiples fichiers RAW.
Toutefois, les six dernières années ont métamorphosé le monde du
traitement d’image. La démocratisation des appareils reflex numériques
et la popularité croissante du format RAW
ont incité de nombreux éditeurs à concevoir de produits concurrents
tout aussi performants. Les difficultés de Phase One se sont amorcées
en 2004 avec le départ du développeur en chef Michael Jonsson chez
Pixmantec (éditeur du logiciel RawShooter, ingurgité depuis par Adobe),
puis se sont poursuivies depuis avec l’arrivée d’un nouveau type de
logiciel « tout-en-un », beaucoup plus complet et prenant en charge
l’intégralité du flux de travail d’un photographe – Apple Aperture et
Adobe Photoshop Lightroom.

“Bulles de glace”, Canon EOS 1Ds, EF 100 mm f/2.8 Macro
En effet, les deux logiciels « tout-en-un » ont de quoi déconcerter les créateurs d’un logiciel « classique » tel Capture One et je suppose que la sortie tardive de Capture One 4.0 ait été en partie engendrée par une recherche de stratégie commerciale face aux deux géants Apple et Adobe. Vue sous cet angle, la version finale, enfin disponible en téléchargement sur le site de Phase One, déçoit quelque peu. Au lieu d’intégrer des modules pour le catalogage, l’impression et la création de pages Web, la nouvelle mouture de Capture One (qui remplace la version allégée du logiciel, Capture One LE…) se cantonne à une révision complète de l’interface utilisateur et l’ajout de quelques rares fonctionnalités néanmoins bienvenues.
En vous souhaitant d'excellentes fêtes de fin d'année...

Canon EOS 1Ds, EF 70-200 mm f/4 L USM
... je vous dis à très bientôt. Le Digital PhotoBlog continuera bien évidemment en 2008 avec une ligne éditoriale (m'enfin, sachez que je suis le seul à y poster des messages...) garantie 100% sans contenus publi-rédactionnels !
Bien à vous
Volker Gilbert
Néologismes et traitement d’image
Il suffit de consulter un article ou un livre récent sur le traitement d’image pour croiser des néologismes dont la signification n’est pas toujours très bien expliquée : “ajustement non destructif”, “traitement non modal”, “correction sélective”, “calque d’outil” ? – autant de mots pour définir les caractéristiques avancées dont tous les logiciels de traitement d’image devraient se munir.

Canon EOS 1Ds, EF 100 mm f/2.8 Macro
Préserver le fichier original, grâce au traitement non destructif
Nos images numériques sont composées de plusieurs millions de pixels (picture element). Avec un logiciel de traitement d’image conventionnel (Photoshop, Gimp, PaintShop Pro…) la structure de l’image est altérée à chaque fois que vous lui appliquez une correction. Contrairement à ce traitement de type Bimap, destructif puisque basé sur la modification de l’original, le traitement non destructif enregistre les réglages correspondants à l’ensemble des étapes dans un fichier annexe, pour ne les appliquer qu’à l’issue du traitement. Comme les modifications résultantes ne s’appliquent qu’à une nouvelle image ou à une copie, le fichier d’origine n’est jamais altéré.
Bien que certains fabricants aient usé et abusé du mot magique “traitement non destructif”, notamment Apple pour Aperture, l’ensemble des logiciels de développement RAW récents utilisent cette manière de travailler, seule l’extension du fichier annexe change (”.xmp” pour les logiciels Adobe, “.bib” pour Bibble, “.rws” pour RawShooter, “.P1s” pour Capture One, “.lzn” pour LightZone). Certains logiciels “propriétaires”, tels que Canon DPP et Nikon Capture NX, sont à même d’inscrire des modifications dans le fichier RAW en utilisant des balises (tag) prévues à cet effet, sans pourtant toucher à la structure de l’image.
LightZone pour Linux - Le pingouin est de retour !
C’est avec tristesse que la petite communauté des
photographes très attachés à Linux (et à LightZone) a appris cet été
l’arrêt de mort de la version Linux
du logiciel. LightZone est avec Nikon Capture NX un des deux seuls
logiciels permettant de corrections sélectives, grâce à ses calques de
réglage et ses masques vectoriels.
La
version Linux ne faisait jusque-là pas partie des préoccupations de
“LightCrafts”: http://www.lightcrafts.com – fut-elle seulement un
passe-temps de l’ancien développeur en chef, Anton Kast ? Abandonnée
après le départ d’Anton, la version consacrée aux amis du pingouin est
aujourd’hui de retour – grâce notamment à une pétition lancée sur le
forum de l’éditeur. Nous ignorons encore si, quand et comment cette
nouvelle version (3.3) sera commercialisée, mais il est d’ores et déjà
possible de la télécharger et de l’essayer pendant 41 jours.
L’ayant
testée vite fait sur Mandriva 2007 et Mandriva 2008, je constate que le
logiciel est plus gourmand en mémoire que la plus récente des anciennes
versions (2.4) – privilégiez plutôt un ordinateur récent avec au moins
2 Go de RAM….












