16 mai 2008
DCRAW – l’ange gardien du format RAW
Le site Web de Dave Coffin surprend à plus d’un titre : d’une part son auteur ne semble guère accorder de l’importance à sa mise en forme et d’autre part il y expose une des autres cordes à son arc : Dave milite en fait pour l’Espéranto, langue « universelle ». L’auteur du site est une des personnalités les plus importantes et influentes d’un phénomène ayant pris de l’ampleur ces derniers temps : le format, ou plutôt les formats, RAW – puisque ceux-ci ne cessent d’augmenter en nombre au fur et à mesure de la sortie de nouveaux appareils reflex numériques. Dave est l’origine de DCRAW, logiciel écrit en ANSI C, capable de décrypter tous les formats RAW existants et de fonctionner sur tous les ordinateurs, peu importe le système d’exploitation qui y est installé !

DCRAW possède une interface en ligne de commande – dépourvu d’interface graphique, vous développez vos fichiers RAW « en aveugle », puisque ni les aperçus avant/après, ni les corrections sont affichées par le logiciel.
La liste des logiciels qui reprennent une partie ou l’intégralité du code source de DCRAW se lit comme un « who is who » des logiciels de développement RAW : mis à part d’applications gratuites et/ou « open source » (RawStudio, RAW Therapee , UFRaw, IrfanView, F-Spot, Digikam, Picasa etc.) on trouve un grand nombre de logiciels commerciaux : ACDSee, Breeze Browser, Camera Raw, Lightroom, LightZone, Raw Developer, RawMagick, RawShooter et SilverFast DC Pro bénéficient (ou ont bénéficié) des algorithmes élaborés par ce programmeur aussi prolifique que solitaire.


29 avril 2008
Camera Raw et Photoshop CS3 : en avant-première...
Alors que Camera Raw est sans aucun doute le logiciel de conversion RAW le plus répandu, Bruce Fraser était un de ses défenseurs les plus fervents. Auteur de plusieurs livres de référence autour du traitement d’image et de la gestion des couleurs, Bruce était aussi l’auteur d’un ouvrage aussi passionnant qu’éclairé sur Camera Raw qui arrive enfin dans une troisième édition, « Camera Raw et Photoshop CS3 ». Bien qu’il avait commencé à rédiger cette troisième mouture, entièrement mis à jour pour tenir compte de toutes les nouveautés de Photoshop CS3 et Camera Raw 4.x, Bruce ne pouvait l’achever par ses propres forces, car il était atteint d’une maladie grave à laquelle il a succombé il y a quelques mois. Son ami, le photographe Jeff Schewe, lui-même fortement impliqué dans le développement des logiciels d’image d’Adobe (Lightroom et Photoshop, a été désigné pour perpétuer cette série et pour mener à bien le projet. Et bien qu’il n’ait sans doute pas été facile de marcher dans les pas de Bruce, Jeff Schewe a réussi à écrire un ouvrage se situant dans la droite lignée de son célèbre coauteur.

Découvrez ci-suit, en avant-première, le texte de la quatrième de couverture et un extrait de la table des matières de cet ouvrage - qui a été traduit et adapté par Volker Gilbert...
08 avril 2008
ColorMunki Photo - petit singe bien malin
Parmi les instruments de mesure dédiés à la gestion des couleurs on
distingue les colorimètres, les spectrocolorimètres et les
spectrophotomètres. Alors que la première catégorie est uniquement
adaptée au calibrage d’écran, les spectrocolorimètres et
spectrophotomètres sont aptes à analyser le rayonnement d’un écran et
la distribution spectrale des plages colorées d’une mire destinée à
calibrer un appareil photo ou une imprimante. Les spectrophotomètres
sont à la fois les plus sophistiqués et les plus chers à fabriquer, ce
qui explique en partie la différence de prix entre le Spyder3Print de Datacolor (spéctrocolorimètre) et le Eye-One Photo LT de X-Rite (spectrophotomètre).
L’annonce par X-Rite d’un nouveau spectrophotomètre bon marché a fait l’effet d’une bombe : ColorMunki,
disponible dans deux déclinaisons qui visent respectivement les
photographes (ColorMunki Photo) et les graphistes (ColorMunki Design),
est commercialisé à guère plus de 500 € TCC (429 € ht) ce qui fait de lui la solution la moins chère du marché pour calibrer à la fois un écran et une imprimante (RVB ou CMJN).

Qui plus est, X-Rite dote ses nouveaux produits d’une suite logicielle particulièrement complète et attirante. Nous avons pu nous procurer, en avant-première, un exemplaire de ce « couteau suisse de la couleur » pour le tester dans des conditions réelles.
30 mars 2008
Aperture dame le pion à Lightroom, mais pas pour longtemps...
Longtemps attendue, la nouvelle version 2.0 du logiciel « tout en un »
Aperture a mis les pendules à l’heure : bien que le nombre des
appareils pris en charge est toujours inférieur à celui de son éternel
rival, Lightroom, Aperture avance à grands pas et rattrape même, sur de
nombreux points, le logiciel d’Adobe. Outre une amélioration de
l’interface utilisateur qui demeure toujours un peu plus complexe que
celle de son concurrent, Aperture 2.0
hérite certains outils qui font déjà le bonheur des utilisateurs de
Lightroom : Récupération et Éclat, le dernier applique une saturation
adaptive (Vibrance). Alors que l’architecture de modules externes de
Lightroom, Lightroom SDK,
n’est toujours pas disponible, au grand dam de ses utilisateurs et des
développeurs tiers, son alter ego de chez Aperture est déjà
fonctionnel. Si vous avez effectué il y a quelques jours (via le menu «
Mise à jour de logiciels » de Mac OS 10.4 ou 10.5), vous avez sans
doute récupéré et installé la dernière version d’Aperture 2.1. Celle-ci
bénéficie d’un nouveau module externe, nommé très bizarrement «
Maquiller et graver » du à une traduction peu respectueuse de
l’expression anglaise « Dodge and burn » – l’équivalent de l’expression
française « retenir et faire venir ». Il s’agit en effet d’un module
externe dédié à la correction locale d’une image, permettant
d’appliquer, zone par zone, les paramètres Luminosité, Saturation,
Contraste et Netteté. Lancez ce module (qui applique les corrections à
une copie du fichier qu’il crée à l’ouverture…) à partir du menu
Images>Modifier avec>Maquiller et graver.
28 mars 2008
Lightroom : Les nouveautés depuis la version 1.0, première partie
Promesse faite, promesse tenue – voici, enfin, le premier volet des compléments à l’ouvrage “Photoshop Lightroom pour les photographes” de Martin Evening. Nous avons décidé de vous concocter cette petite série d’articles pour vous faire patienter car, selon nos informations, Martin serait déjà en train de rédiger la deuxième édition de son ouvrage, consacré, qui s’en douterait, à la prochaine version du logiciel, Lightroom 2.0.
Depuis sa sortie il y a un an, Lightroom a rencontré un immense succès : il suffit de voir le grand nombre de publications qui s’y consacrent (livres, magazines et articles sur le Web) pour s’en convaincre. Bien que les révisions au fil des mois n’ont bouleversé ni l’interface utilisateur du logiciel, ni la plupart de ses fonctionnalités, un certain nombre de nouveautés améliorent aussi bien la rapidité d’exécution du logiciel que l’interface utilisateur et les outils de correction. Ces modifications ne sont pas toujours immédiatement visibles lors de l’installation d’une mise à jour, mais elles affectent votre manière de travailler.

Voici l’inventaire des nouvelles fonctionnalités, à la fois de la version 1.4 et la future version 2.0 dont une version bêta publique verra bientôt le jour …
27 mars 2008
Viveza - la correction locale en toute simplicité
Lorsque j’ai appris, il y a quelques semaines, la sortie d’un nouveau logiciel dédié aux corrections sélectives, Viveza de l’éditeur germano-américain Nik Multimedia, j’étais plutôt dubitatif quant au potentiel d’un tel outil dépourvu d’une gestion des fichiers RAW.

Viveza est un plug-in pour Photoshop qui hérite, sous une forme un peu simplifiée, des fameux points de contrôle U-Point dont la technologie fait le bonheur des utilisateurs du logiciel de développement RAW Nikon Capture NX. Comment se fait-il qu’une technologie aussi révolutionnaire de par sa simplicité d’emploi ne soit pas rendue accessible aux utilisateurs d’appareils Canon, Pentax, Sony et Olympus ? Certes, Nikon Capture NX est bien plus qu’un logiciel de développement RAW puisqu’il est capable de corriger des fichiers TIFF et JPEG issus d’autres appareils – mais en tant qu’utilisateur Canon, penserez-vous à acheter un logiciel Nikon pour vos seuls fichiers JPEG et TIFF ? Toujours est-il que Viveza est très puissant et offre finalement un traitement local non destructif sous condition de faire un emploi immodéré des calques et objets dynamiques – comme les autres modules externes commercialisés par le même éditeur, Color Efex Pro 3.0, Nik Sharpener Pro 2.0 et Dfine 2.0, Viveza se marie fort bien aux dernières versions de Photoshop.
17 mars 2008
La chambre noire - sans mauvaises odeurs
Tous les appareils numériques ont une vision monochrome du monde qui
les entoure. A l’exception de certains dos, les appareils numériques
possèdent des capteurs qui analysent la lumière en une seule étape au
cours de laquelle l’appareil n’enregistre que les variations de
luminosité (Luminance) – les couleurs sont uniquement restituées grâce
à des minuscules filtres coiffant chaque élément photosensible dont la
moitié est recouverte d’un filtre vert pour reproduire la sensibilité
de l’œil humain (matrice de Bayer). La photo couleur est ensuite
restituée à partir de trois extraits monochromes, auxquelles les
informations manquantes ont été attribuées à l’aide d’algorithmes
mathématiques très sophistiqués.

Canon Eos 1Ds, EF 17-40 mm f/4, 200 ISO
Le mode Noir et Blanc de certains appareils permet d’obtenir directement une image monochrome au format JPEG – mais ce mode manque cruellement de souplesse, malgré les nombreuses options du menu pour modifier l’apparence du fichier finalisé (effet de filtre couleur, sépia etc.), et en plus vous vous retrouvez face à une image monochrome dont vous ne pouvez plus ressusciter les couleurs. Il est ainsi nettement plus intéressant de convertir son image une fois la photo transférée sur le disque dur, dans votre logiciel de développement RAW ou dans votre logiciel de traitement d’image. Voici quelques pistes pour Camera Raw, Lightroom et Photoshop CS3.
22 février 2008
Calibrer votre appareil photo numérique avec Photoshop et Camera Raw
Découvrez, grâce à ce tutoriel vidéo, comment calibrer votre appareil photo avec Photoshop CS3, Camera Raw et le script ACR Calibrator...
19 février 2008
Viveza- quand correction sélective ne rime pas avec format RAW...
L’annonce récente d’un nouveau logiciel, Viveza, m’a interpellé à plus d’un titre : développé par l’éditeur Nik Software, ce nouveau logiciel intègre les célèbres algorithmes U-Point, dont bénéficient déjà les utilisateurs de Nikon Capture NX, dans un plug-in compatible avec Photoshop et Photoshop Elements ou toute application partageant la même architecture, sous Mac OS X et Windows.
Très prometteur sur le papier (il est vrai que Nikon Capture NX possède une puissance redoutable pour corriger les fichiers NEF et Bitmap (JPEG ou TIFF) de manière locale…), le produit me semble tout de même handicapé par le fait qu’il fasse l’impasse sur le format RAW.
La TrueColors - une charte de gris fort astucieuse !
Bien que la balance des blancs fasse partie des paramètres de prise de
vue qu’on pourrait négliger lorsqu’on travaille au format RAW (elle se corrige aussi bien a posteriori dans votre logiciel de développement RAW), elle est primordiale pour réussir ses photos au format JPEG
: lors du dématriçage dans l’appareil, le processeur interne fige les
valeurs colorimétriques et effectue une transformation du gamma, ce qui
rend une correction ultérieure fort périlleuse. Alors qu’il est très
confortable de corriger la balance des blancs de toute une série de
photos lorsqu’elles comportent un gris de référence, si ce dernier
manque, nous sommes souvent contraints de “tâtonner” en cliquant avec
la pipette sur des zones d’une image censées à la neutraliser. Qui plus
est, les préréglages de l’appareil (Lumière du jour, Temps nuageux,
Flash, Tungstène…) ne remplissent pas toujours leur rôle et les
logiciels de développement RAW ne parviennent pas toujours à les interpréter correctement.
Les
photographes de studio utilisent ainsi depuis très longtemps des
chartes de gris dédiées à la balance des blancs – à ne pas confondre
avec les vieilles chartes de gris Kodak, inadaptées au réglage de la
balance des blancs (outre le fait que la plage n’est pas “neutre” d’un
point de vue colorimétrique, elle est bien trop sombre pour un
échantillonnage fiable sur une image RAW linéaire…).
De nombreux produits rivalisent pour attirer l’attention du client : la ColorCheckerWhite Balance, les chartes WhiBal, WarmCard, QPCard, DigiGrey, Ezybalance et RefCard, pour ne nommer que les plus connues.
On pourrait alors se demander pourquoi Profil ICC.com, prestataire en gestion des couleurs, s’apprête à commercialiser un nouveau produit (encore un…) de ce genre. Et bien, la True Colors
est intéressante à plus d’un titre : teintée dans la masse et fabriquée
dans un matériel épais (3 mm) et rigide, elle ne craint (presque) rien,
ni chocs, ni pliures – ce qui est très intéressant pour un photographe
en déplacement.

Vue recto-verso des chartes TrueColors “S” et “M”
Jusque-là, j’avais toujours hésité à emmener une telle charte par crainte de l’abîmer – hormis une petite DigiGrey, glissée dans l’étui de mon flashmètre. A première vue, la TrueColors ressemble furieusement à la Digigrey, surtout la petite (taille S) qui mesure 5,3×9 cm contre 5,5×8,5 cm pour la DigiGreyMini, mais leur surface est différente : alors que la DigiGrey possède une texture un peu granuleuse, celle de la TrueColors est parfaitement lisse. Toutes deux possèdent une pastille autocollante avec deux plages, noire et blanche (utile pour corriger le contraste d’une photo) ; la DigiGrey y ajoute six plages couleur qui peuvent servir comme référence. Tandis qu’il faut acquérir un support dédié pour la DigiGrey, un simple stylo introduit dans l’encoche de la TrueColors suffit pour la positionner dans un décor. Autre bonne idée : le tour de cou à attache rapide livré avec chaque TrueColors.

Une charte “baroudeur”
Possédant des chartes de gris diverses et variées, je suis passablement perturbé par leurs différences de teinte. Outre une luminosité différente, certaines chartes sont plus “chaudes”, d’autres plus “froides”, ce qui me fait douter de leur utilité car elles sont censées de comporter un gris parfaitement neutre ! Certes, quelques fabricants publient les valeurs Lab prélevées sur une seule charte ou interpolées à partie de celles de plusieurs chartes, mais cela ne justifie pas de telles dérives.
La TrueColors ne me semble pas seulement visuellement très neutre ; vous trouverez, au dos de la charte, les valeurs Lab issues d’une mesure individuelle de chaque charte – ce qui est très rassurant quant au sérieux de son fabricant.
Compte tenu de ses atouts, la TrueColors reste très accessible, les tarifs varient entre 19,95 € et 39,95 € suivant la taille de la charte, 44,95 € et 79,95 € pour un ensemble de deux ou trois chartes. Bref, le produit est fort alléchant…
Pour davantage d’informations et des conseils d’utilisation, n’héhistez pas à consulter le site du fabricant.











