17 octobre 2007
Datacolor dévoile son nouveau colorimètre Spyder 3
Le calibrage et la caractérisation de l'écran sont deux étapes cruciales pour obtenir une reproduction fidèle des couleurs tout au long de la chaîne graphique. Indispensable pour qui traite ses images sur ordinateur, le calibrage d'un écran est irrémédiablement lié à une sonde de calibrage ainsi qu’au logiciel de création de profils ICC qui l’accompagne.
Le calibrage et la caractérisation de l'écran sont deux étapes cruciales pour obtenir une reproduction fidèle des couleurs tout au long de la chaîne graphique. Indispensable pour qui traite ses images sur ordinateur, le calibrage d'un écran est irrémédiablement lié à une sonde de calibrage ainsi qu’au logiciel de création de profils ICC qui l’accompagne.

Il a fallu attendre quelques années avant que la gestion des couleurs, chasse gardée des spécialistes de la couleur (color geeks), ne soit démystifiée puis rendue accessible à un public plus large : très onéreux par le passé, les colorimètres dédiés au calibrage d’écrans sont enfin devenus abordables puisque commercialisés à partir de 100 €.
16 juin 2007
Mamiya ZD, pur objet de plaisir
J’ai eu récemment le plaisir de tester le Mamiya ZD. Bien qu’il fût annoncé lors de la Photokina 2004, cet appareil n’est réellement disponible que depuis à peine un an et poursuit une carrière assez discrète – conditionnée par le refus de commercialisation de son importateur américain, Mamiya America Corp., associé jusqu’à présent à Leaf pour les dos numériques… L’appareil n’est donc pas encore distribué en Amérique du Nord et, par conséquent, vous ne trouverez que peu de tests ou d’articles à son sujet sur le Web. Cet appareil demeure pourtant éminemment intéressant : seul équipement moyen-format de tarif « accessible » au monde, son positionnement est aujourd’hui conforté par la mise à mort probable du futur boîtier numérique moyen-format de Pentax, marque qui souhaite se recentrer sur ses gammes de produits les plus rentables. Bref, dans sa niche de marché, le Mamiya ZD se retrouve aujourd’hui en maître incontesté, une raison de plus pour réexaminer ses points forts et évaluer ses quelques rares faiblesses…

Mamiya ZD AF 55 mm f/2.8
26 septembre 2006
Fuji S5 - pour ne pas frôler la mort...
Mais non, ne vous m'interprétez pas mal. Je n’annonce nullement la mort annoncée du géant vert japonais, ce qui me frappe est l'appellation de ce remplaçant du très performant Fuji S3 Pro, annoncé très récemment mais loin d'être présent sur le marché. Pour ne pas heurter la sensibilité des clients asiatiques (surtout les Chinois et les Japonais), Fuji a décidé de sauter une génération pour arriver au modèle 5 de sa gamme d'appareils reflex Finepix Pro. Pourquoi ? Le son "si" (pour quatre en Mandarin) pourrait être facilement confondu avec "si" (mourir, la mort, être mort). Pour la même raison, vous cherchiez en vain un quatrième étage dans certains hôtels et bâtiments du "Est lointain"...

Un air de D200 !
Bon, je ne veux pas m'attarder sur ce genre de superstitions dont nous disposons aussi dans les pays occidentaux, mais cela fait une jolie anecdote à raconter...
Le S5 Pro ne sera pas visible à la Photokina, mais Fuji veut se positionner avant son arrivée début 2007. Cette fois-ci la société à bien négociée avec son fournisseur Nikon et récupère le boîtier du Nikon D200 pour y loger son propre capteur Super CCD SR. Ce dernier a été amélioré par rapport à son précedesseur (notamment sur le rendu des couleurs et le bruit aux sensibilités élevées), mais n’offre toujours que 6 mégapixels, ce qui peut paraître bien pingre face aux boîtiers d'entrée de gamme, ou les capteurs disposent le plus souvent autour de 11 mégapixels... L’interpolation interne, assez performante grâce à la forme octogonale des photosites, ne remplacera jamais la résolution native de ses concurrents ! Certes, le Fuji S3 Pro est déjà un excellent produit qui brille grâce à sa dynamique bien plus large que celle des popotes, mais Fuji doit cette fois-ci livrer une qualité exceptionnelle pour compenser le différentiel du tarif - on murmure un tarif autour de 2000 €. Petit détail qui fâche : Fuji a supprimé le connecteur Firewire 4pin, très confortable pour la prise de vue connectée- seul un connecteur USB2 demeure. Parmi les points forts de cet appareil (à vérifier dès qu'il sera disponible) je note le boîtier du Nikon D200 (qualité de visée et robustesse assurées), un adaptateur WLAN en option, une nouvelle version du logiciel Hyper Utility, un obturateur véloce et garanti à 100 000 déclenchements et un système AF sur 11 zones.
28 juillet 2006
Nouvelles concernant le remplaçant du D70s...
Tandis que Nikon se contente de nous mettre l'eau à la
bouche à travers le "teasing"
sur leur site, certaines sources vont bien plus loin côté information. Ken
Rockwell, source plutôt fiable, dévoile l'appellation (crédible) D80 et fournit
quelques visuels d'un boîtier qui ne diffère guère de son prédécesseur D70s, si ce n'est que l'intégration du nouveau capteur 10 mégapixel qui équipe déjà le D200.
Signalons tout de même un écran encore plus large (2,5" vs. 2"), une
cadence maximale en rafale de 4,5 images/s (D70s : 3i/s), l'adoption de la SD
Card en exclusivité (pas forcement une bonne nouvelle), choix de la sélection
du mode AF(AF-S ou AF-C) sur le capot de l'appareil, vitesse synchro X 1/250s
(vs 1/500s pour le D70s). Vous trouverez davantage d'informations sur le site de Ken. Merci à Luc Perenom pour m'avoir signalé cette source !
21 juillet 2006
Le remplaçant du Nikon D70s....
est dans les boîtes. Nikon a lancé un "teaser" sur son site pour annoncer la sortie imminente d'un nouveau modèle d'appareil reflex, doté comme le D200 du nouveau capteur Sony de 10,2 mégapixels. Le message est clair : si vous caressez l'idée d'investir dans le nouveau Sony Alpha, attendez un peu pour voir ce que Nikon a préparé pour vous...
27 janvier 2006
Olympus innove avec le premier reflex numérique doté d'une visée éléctronique...
La maison Olympus nous a souvent étonné avec du matériel photo astucieux, innovateur et bien pensé. Après avoir introduit l'E-System, système photographique basé sur des appareils reflex très compacts et une gamme d'objectifs télémetriques, ainsi que complété par un système de nettoyage de poussières du capteur à ultrason, la société nous présente un nouvel appareil de cette série, l'E-330. Cet appareil dispose comme premier appareil reflex numérique d'une visée directe sur écran LCD pendant la prise de vue § Cela permet d'unir le meilleur des deux mondes, compact et reflex. Les premier bénéficiaent depuis toujours d'un viseur orientable, toujout accessible et toujours consultable et le deuxième monde, celui des reflex, pouvait toujours compter sur une précision exemplaire pour le cadrage et l'aperçu de la profondeur du champ. Mais on rêvait depuis toujours d'un appareil reflex avec un deuxième viseur....
L'exploit d'Olympus a été réalisé avec un deuxième capteur, CCD, destiné à l'affichage sur écran arrière, qui complète le premier capteur, un capteur CMOS de 7,5 mégapixels, qui forme l'image. L'Olympus possède bien sur une visée directe, mais à prisme porro , un système à miroirs, moins lumineux qu'un viseur à prisme, mais offrant tout de même une couverture de 95 %. L'Olymps possède deux modes de fonctionnement pour la visée. Le mode 1 est "classique" qui maintenant les éléments du système reflex ( miroir,obturateur) en place, le capteur secondaire projette alros l'image sur l'écran. Le mode 2 ressemble au fonctionement d'un appareil compact numérique : L'obturateur s'ouvre et le miroir escamote vers le haut. L'image sur l'écran est formée par le capteur principal. Ce mode appelé "Macro", offre également un agrandissement (loupe) de l'écran, facilitant ainsi la mise au point.
Un appareil décidemment très séduisant qui est également équipé de la monture E, deux slots pour carte mémoire ( CF et xD), du fameux système de nettoyage de poussières à ultrasons, de formats d'enregistrement RAW, TIFF, JPEG ou RAW+JPEG, des sensibilités ISO de 100 à 1600 ISO, de nombreux modes d'exposition manuels et automatiques.......
Prix public boîtier nu : 999 €, en kit avec le 14-45 mm 1099 €
20 décembre 2005
Crossing the Bridge *
*( vous ne croyez pas sincèrement que je vous traduis cela?)
L'appareil
que je vous présente ici m'a été apporté
par Jean-Christophe Courte et il s'agit du premier appareil
« bridge » qui subit mes commentaires. C'est
vrai, mon affection reste de coté appareil reflex puisque mon
historique de photographe y pèse lourd. Fuji introduit avec le
S-9500 l'enième création de ce type d'appareil, bien
que la marque était (et reste) bien ancrée dans la
photographie professionnelle. Fuji était en fait un des
précurseurs de la photographie numérique tous azimuts,
parténaire de Nikon pour des appareils professionnels ( E-2,
E-3) et fournisseur des premiers appareils compact « grand
public » . Depuis, rien ne distingue la marque de
nombreuses autres, si ce n'est que Fuji fabrique ses propres
capteurs, les Super-CCD, gardés jalousement pour sa propre
gamme d'appareils. Le géant japonais a même perdu son
rôle de leader, distancé par les grands comme Canon,
Sony, Nikon et Olympus.
Le S-9500
est un joli représentant d'une classe d'appareils menacée,
puisque les fabricants ajustent les prix de leurs appareils reflex
grand public vers la baisse, limitant la marge de manoeuvre pour ces
appareils ultra-complets, mais peu modulaires.
La prise en main
Très
agréable, muni d'une poignée bien déssinnée,
le Fuji S-9500 tient bien en mains et sait rester léger ( 645
g sans batteries ni carte mémoire) et peu encombrant ( 128 x
93x129 mm). Ce poids comprend évidemment un puissant zoom de
focale équivalente à 28-300 mm en 24x36. Mais le
fabricant n'a pas su concevoir un appareil simple à utiliser.
Il est ainsi incompréhensible pour un photographe de ne pas
trouver des boutons d'accès rapide aux fonctions principales
qui sont sensibilité ISO, qualité d'image et balance
des blancs. Pour chacun de ces paramètres il faut commencer un
labourieux périple dans les menus pour les modifier. Mon
prédécesseur avait réglé l'appareil en
mode RAW ( sans doute, pour frimer, hihi) et il m'a fallu une
consultation du mode d'emploi pour « shooter »en
JPEG...Je déplore également l'absence d'un bouton
« poubelle »pour pouvoir effacer les photos
ratées sans devoir effectuer des miracles de doigté.
Mais parlons des points forts de cet appareil. L'appareil est rapide
à l'allumage est bien que restant loin derrière la
réactivité d'un appareil reflex, il repond rapidement
aux impulsions du photographe.
Fonctions photographiques
Je
suis agréablement surpris par la richesse des fonctions photo.
Le Fuji S-9500 dispose, outre la ribambelle de programmes classiques
pour expert ( P-S-A-M), des programmes résultats tels que
Lumière Naturelle, Portrait, Paysage, Nuit et Anti-Bougé.
Les sensibilités vont de 80 ISO ( la sensibilité
nominale du capteur) à 1600 ISO, valeur exceptionelle pour un
petit capteur. L'objectif 2.8-4.9/28-300 mm ( equivalent 24x36)
dispose même d'un mode de mise au point manuelle, assisté
par une bague de mise au point et l'agrandissement du centre de la
visée, hélas pas reflex. En effet, le plus gros défaut
des appareils « bridge » est leur viséee,
presque toujours éléctronique, n'offrant qu'un vision
grossière de la scène qui se déroule devant vous
. L'EVF ( Electronic View Finder) de l'appareil bénéficie
d'une bonne ( tout est rélatif) résolution de 235.000
pixels et d'une couverture de 100%. Il est possible de basculer
l'affichage entre le viseur et l'écran arrière, lui
doté de 118.000 pixels et d'une petite taille (1.8 pouces).
Mais au moins, ce viseur-là est orientable ! Remarquons en
outre la présence d'une prise PC ( synchro-flash, rien avoir
avec le bus du même nom !) ainsi que d'une griffe flash sur la
capot. Rien ne vous empêche donc d'utiliser un flash interne,
seuls les flashs dédiés pourront poser des problèmes
( un bout d'adhésif sur les contacts dédiés du
flash et c'est parti). Vous pouvez compenser l'exposition en
incréments de +/- 1/3 EV jusqu'à +/- 2EV, la cellule
permet trois modes de mesure ( Multi sur 256 zones, Pondéré
centrale et Spot). Les vitesses vont d'ailleurs jusquà la
1/4000 s, une bonne performance. Bref, l'appareil est très
bien équipé.
Le capteur
Comme toujours, le nombre de pixels reste un argument fort pour un apareil déstiné au grand public. Mais n'oublions pas que le Fuji S-9500 est doté d'un micro-capteur d'une taille 1/1.6 pouces. La multiplication d'éléments photosensibles sur un capteur aussi petits ne fait que éxacerber les faiblesses d'un capteur : bruit et dynamique étriquée. Dans notre cas, le fournisseur a tout mis en oeuvre pour limiter les dégats, les 9 Mpix. du S-9500 restent donc exploitables. Outre des prises de vues pratiques, j'ai employé mon logiciel d'analyse Imatest pour vous livrer quelques chiffres :
Restitution
des couleurs
J'ai mesuré
la restitution des couleurs à l'aide d'une mire Colorchecker
en lumière étalonné ( 5000 K) en utilisant les
modes couleur Standard, Chrome ( effet Velvia) et en RAW après
conversion avec Adobe Camera Raw 3.3 beta. Les résultats sont
excellents. Le mode Standard fournit des couleurs très
naturelles, seule une petite sursaturation des rouges pourrait vous
gêner. Adobe Camera Raw est encore plus précis (espace
Adobe RVB 1998) tout en sursaturant légèrement les
bleus. Fuji montre donc ici son expertise de couleur, acquise avec
ses emulsions argentiques.
Bruit
Ici, le Fuji S-500 se défend
moins bien. Trop de pixels sur un capteur trop petit ! Le niveau de
bruit est néanmoins très honorable pou un appareil
bridge, au moins jusqu'à une sensibilité de 400 ISO.
Mais on aperçoit toujours un léger « effet
aquarelle », le lissage employé pour faire oublier
le bruit détruit immanquablement des détails. Ci-joint
une petite comparaison du niveau de bruit avec l'Olympus E-500,
testé il y a quelques semaines dans des conditions identiques
( charte de gris Kodak Q-13, format JPEG fin) :
Le
Fuji S-9500 est toujours inférieur à son frère
reflex à capteur 4/3, le pourcentage de pixels bruités
est jusqu'à trois fois plus élévé chez
Fuji ( 1600 ISO). Les sensibilités supérieures ne sont
donc pas vraiment exploitables pour compenser une luminosité
reduite du zoom aux longues focales (zoom qui est dépourvu de
stabilisateur d'image).
Dynamique
Le Fuji possédant un
capteur de petite taille il ne faut donc pas s'attendre à des
miracles pour la dynamique, l'étendue des valeurs restituées
, et surtout les détails dans les hautes lumières. Le
mode RAW améliore un peu les résultats, mais le Fuji
souffre, comme l'Olympus E-500, de cassures de tons dans les hautes
lumières, entre 245 et 255.
Focale f=28 mm, 400 ISO, JPEG
Focale f=50 mm, 400 ISO, JPEG
Focale f=50 mm, Flash intégré, 100 ISO
Conclusion
Quel est l'interêt du concept Bridge aujourd'hui vu l'emergence d'appareils reflex grand public autour de 700 € ? Eh bien, la cible utilisateur est plutôt technophile, aime disposer d'un mode Video pour produire des petits films sympa de ses mouflets et adore emporter un appareil qui intègre tout : un objectif à grande amplitude, un flash et pleines de fonctionnalités ludiques. Ceci dit, la concurrence est plutôt feroce, des appareils comme le Sony R-1, le nouveau Samsung 815 et d'autres réalisations de chez Panasonic et Kodak risquent de rendre la réussite de ce nouveau Fuji plutôt labourieuse.
Les Plus :
Appareil compact et léger
bonne gamme de focale, universelle
Bonne prise en mains
Mode video 480x640 et 30i/s
allumage rapide
Double emplacement CF I/II et xD card
Alimentation avec 4 piles de taille LR 6, facile à trouver
très bonne colorimétrie
bonne résolution du capteur, pour des tirages de taille conséquente
prises flash pour des flashes externes
mode RAW
Les Moins
Ergonomie perfectible
bruit conséquent
objectif manque de contraste aux focales longues
écran de petite taille
viseur éléctronique
absence de stabilisateur
P.S : LE S-9500 a reçu une médaille d'or au "DIWA Awards".....
08 décembre 2005
Pas si mal, l'E-500 !
L’Olympus E-500, nouvel appareil reflex numérique d’entrée de gamme, remplace son aînée E-300 dont il hérite nombre de fonctionnalités. L’E-300, présenté en 2004, était accueilli tièdement par la presse spécialisée et le public à cause d’un « look » trop inhabituel et un niveau de bruit trop important aux hautes sensibilités.
Son successeur arrive donc dans un contexte particulièrement délicat puisqu’il il doit rétablir l’honneur de la gamme reflex d’Olympus. Le marché de l’appareil reflex numérique a atteint son paroxysme et nombreux sont les fabricants qui s’y engouffrent dans l’espoir de bénéficier des marges commerciales encore intactes de ce secteur porteur. Tout le monde sait que les téléphones portables mènent la vie dures aux appareils compact numériques et la concurrence des Chinois commence à se faire sentir : sur les compacts numériques il n y a plus rien à gagner…
L’E-500 se frottera aux représentants de quatre grandes marques spécialistes d’appareils reflex : Canon (EOS 350D), Nikon (D50), Konica Minolta (5D) et Pentax (*ist DL) sont déjà présents et promettent une sacré bagarre commerciale.
Et si on parlait d’abord du E – System ?
Pour mieux comprendre l’intérêt du nouveau venu, il va falloir procéder à un retour dans l’année 2003, année de naissance de L’E-System, paré pour rompre avec tout ce qui emportait dans ce beau monde de l’appareil reflex. Le système OM, fabuleuse gamme de produits autour quelques boîtiers (OM3, OM4Ti etc.) et objectifs miniaturisés, était en effet plus compétitif face aux concurrents qui possédaient les moyens pour passer leurs appareils à l’ère moderne. Autofocus et transmission électronique de données entre objectif et appareil étaient des caractéristiques introuvables chez Olympus. La marque a donc décidé de tout mettre à plat afin de bâtir un nouveau système optimisé pour le numérique. Il ne faut pas perdre de vue que toutes les gammes concurrentes sont encore basées sur des conceptions et des calculs optiques hérités de l’époque argentique. Olympus a pris le pari de concevoir une série d’appareils équipés de petits capteurs (encore plus petits que les capteurs de type APS-C) et d’une gamme d’objectifs basé sur une conception télécentrique et adaptées à la taille du capteur. L’E-1, premier appareil professionnel de cette série, arrivait à un moment où les autres proposaient des capteurs à six mégapixels pour les boîtiers semi professionnels et des capteurs jusqu’à 11 mégapixels pour les appareils professionnels. Le lancement était donc quelque peu raté, malgré les innovations apportées par le boîtier (traitement anti-ruissellement et nettoyage de poussières à ultrasons) et ses performances incontestés.
Le boîtier
La première prise en mains du boîtier s’avère (très) agréable. L’appareil est à 479 g avec accu et l’objectif zoom standard ne parvient pas à déséquilibrer l’ensemble. La poignée est plus épaisse et donc plus agréable pour des grandes mains que celle de l’EOS 350D, concurrent direct de l’appareil. Même si le faible pois du boîtier à été atteint via l’allègement des matériaux ( du plastique sur toute la ligne), ce choix ne perturbe pas le sentiment de solidité que transcende cet appareil, impression que légèrement ébranlé par les trappes des logements cartes et accu, très légères. L’appareil comporte un obturateur de 60 à 1/4000 s, un mode « B » jusqu’à 8 minutes ainsi qu’une vitesse synchro flash de 1/180 s. Le viseur de l’appareil, à pentaprisme, ne mérite pas les mauvaises critiques exprimés par d’autres testeurs ou formulés sur es forums photo. Bien sur, il n’est pas grand, au contraire, mais la luminosité se trouve à un niveau comparable à l’EOS 350D. Le grossissement 0,9x peut être amélioré par un accessoire proposé par la marque. Reste à préciser que la mise au point manuelle reste un voeux pieux ave ce type d’appareils – les viseurs étriqués n’offrent simplement pas la précision requise. L’E-500 propose des modes de mesure « expert » ( PSAM) ainsi que le mode « « tout auto » et des programmes résultat devenus denrée standard ( Nuit, Paysage etc.).
Les paliers d’exposition peuvent être sélectionnés entre 1/3, ½ ou 1EV. Une offre complète, parachevée par les modes de mesure : Digital DSP (Multizone), Spot (2%) et Highlight Spot ainsi que Shadow Spot, deux variantes de la mesure spot hérités des OM3 et 4.
Flash
Le flash intégré dispose d’un
petit nombre guide de 13 et permet ainsi de déboucher les ombres ou éclairer
des scènes très proches. Vous pouvez choisir un des flashs Olympus de la gamme
FL (FL-20, 36 ou 50) pour élargir son champ d’action. À noter que la marque
propose un mode Synchro FP qui permet d’utiliser toutes les vitesses
d’obturation jusqu’à la 1/400 s !
Fonctions numériques
L’E-500 propose deux types de cartes mémoire, la carte xD (Fuji et Olympus) et la carte Compactflash I et II ou Microdrive déjà plus courante. Très bonne idée donc de proposer deux supports différents, la carte xD étant (encore) peu répandue.
Parmi les formats d’enregistrement figurent le classique JPEG en trois compressions, le TIFF (plus aucun intérêt) et les format RAW et RAW+JPEG. Une preuve que Olympus ne néglige pas les photographes, les vrais.
Capteur
Le capteur du type CCD-FFT est fabriqué par Kodak, partenaire d’Olympus, et identique à celui de l’E-300. Il mesure 13x17, 3 mm et comporte 8 mégapixels effectifs. Il est épaulé par un processeur numérique « True Pic Turbo » et dispose d’une sensibilité native de 100 ISO, modifiable jusqu’à 1600 ISO en paliers d’1/3. L’Olympus E-500 intègre le fabuleux système de nettoyage à ultrasons ! Une très bonne initiative pour combattre le fléau probablement le plus important de la photographie numérique.
Connectique
Alors, pourquoi proposer encore en 2005 une connectique USB 2.0 qui mouline aussi lentement qu’une USB 1.1 ? Mystère….
Alimentation
L’E-500 partage l’excellent accu Li-Ion BLM -1 (1500 mAh), qui équipe également l’E-1 et l’E-300.
Ecran de visualisation
Sublime, ce moniteur LCD !
Avec une taille de 2,5 pouces et muni de 215.250 pixels, cet écran fait partie
des meilleurs parmi les appareils reflex. Il reste bien lisible même en
extérieur et propose en outre un affichage des pixels écrêtés (hautes et basses
lumières) ainsi qu’un histogramme éclaté en trois couches (R, V et B). Très
professionnel.
Les résultats
Colorimétrie irréprochable
Le peu de temps qu’il me restât à tester cet appareil je n’ai pas pu essayer toutes les paramétrages, fort nombreux de cet appareil remarquable. Sachez que vous pouvez le régler in fine pour ce qui est l’espace couleur (sRVB, Adobe RVB 1998), rendu couleur (naturel, saturé et saturation réduite), contraste, graduation, netteté et je m’en passe. J’ai fait des photos en mode RAW+JPEG HQ (compression ¼), Adobe RVB 1998 et couleur naturelle. Les résultats s’avèrent très concluants pour la restitution des couleurs, très naturelle, mais un peu saturée ( autour de 120% par rapport à la saturation de départ, mesuré avec Imatest Pro), normale pour un boîtier grand public, dont les images sont destinées à un tirage Minilab ou jet d’encre. Les images sont bien définies, reflet des huit mégapixels et d’un zoom transstandard d’excellente qualité. Cette optique est non seulement meilleure que son équivalent de chez Canon (le « bouchon avant de luxe », 18-55 : 2.3-5.6), mais aussi bien mieux finie ! Le capteur, plus petit que celui du Canon, dispose d’un niveau de bruit plus élevé et plus gênant (apparition de pixels colorés aux sensibilités au-delà de 400ISO) que son concurrent direct. Il fallait s’y attendre car le format 4/3 est simplement trop petit pour cohabiter avec un grand nombre de pixels. J’ai constaté également une dynamique plus étriquée, qui crée des zones surexposées sans détails et une cassure parfois nette dans les valeurs RVB entre 245 et 255. Mais soyons francs – ce produit ne vise pas les photographes professionnels et ne saura jamais remplacer un boîtier professionnel ! Et pour la photo amateur, même éclairée, les résultats sont plus qu’épatants ! Si vous êtes un photographe professionnel, je vous conseille L’E-1, vraiment pas ridicule (voir mon test ici) ou son successeur, apte à exploiter les fabuleux zooms à ouverture F2, mais attendu pour courant 2006. Allez, Olympus, un petit effort pour les photographes professionnels.
L’appareil ne dispose pas de
prise PC pour câble synchro. Pour brancher un flash de studio vous devez vous
procurer un petit adaptateur.
Verdict :
Les "Plus" :
- Boîtier compact et léger
- Très bon objectif de base
- Excellent écran, lumineux et lisible même dans des conditions difficiles
- Fonctionnalités presque professionnelles (RAW+Jpeg, mesure Spot, vitesse lente, paramétrages très fins…)
- Bonne alimentation
- Très bonnes couleurs, bonne définition
- Nettoyage des poussières
- Prix accessible
- Démarrage rapide, autofocus précis
Les "Moins" :
- Viseur étriqué
- Bruité au-delà de 400 ISO
- Cassures dans les hautes lumières
- Pas de USM
- pas de deuxième molette pour le réglage de l’ouverture en mode manuel
- Autofocus un peu lent
- Gamme d'optique limitée mais d'excellente qualité
16 juillet 2005
SP AF11-18mm F/4,5-5,6 Di II LD Aspherical (IF)
Photo Tamron
...désolé pour cette appellation gonflée, mais Tamron nous gratifie déjà depuis quelque temps avec de noms d'optiques un tantinet compliqués. Le nouveau 11-18 mm de Tamron devrait intéresser un nombre important de photographes jusqu'ici privé d'objectifs zoom super-grandangulaire. Car les possesseurs des boitiers Canon D30, D60 et 10D cachent plutot mal que bien leur frustration depuis la serie EF-S, incompatible avec leur appareil. C'est vrai, il y possibilité de "bricoler" les cailloux de la serie EF-S afin qu'ils s'adaptent sur les boitiers mentionnés, mais cette opération annule la garantie et rend la revente de l'objectif perilleux. Le nouveau Tamron, testé par Michael Reichmann, qui lui trouvait une excellente qualité optique, parait donc etre particulièrement intéressant, pas seulement pour les Canonistes, l'objectif est disponible en monture Canon EF, Nikon AF-D et Minolta AF. Spécifications techniques : 15 élements en 12 groupes, 345g, diamètre du filtre 77 mm, distance minimale de MaP : 0, 25 m. Informations ici
20 avril 2005
Nouveaux appareils Nikon
Nikon a aujourd'hui présenté officiellement les deux
appareils censés de contrer l'offensive de Canon. Les Nikon D 5 0 et D 70s
emploient toujours le "vieux" capteur Sony 6,1Mpix.qui équipait déjà
le D100 et qui commence à dater un peu. Nikon remplace donc le D70 par la
déclinaison "s" qui améliore l'ancien modèle sur les points suivants
: moniteur TFT polysilicium de taille 2", meilleure rapidité de
l'autofocus, couverture améliorée dulash intégré ( 18mm vs.20mm), nouvelle
batterie EN-EL3a de 1500 mAh, compatibilité avec la télécommande
MC-DC1(optionnelle), fonctionnalités Pictbridge étendues, meilleure finition.
Le Nikon D70s sera proposé boîtier nu à 1049.99 € TTC (prix public) et avec le
18-70 mm AF-S DX à 1349.99 € TTC (prix public). Les tarifs proviennent de Nikon
France. Le D50, proposé en finitions "silver" et "noir",
est un modèle simplifié du D70s. Ci-joint les différences principales par
rapport à son grand frère :
· mesure matricielle couleur 3D sur 420 zones ( D70s : 1005 )
· mode rafale de 2.5vps sur 9 vues en Jpeg fine ( D70s : 3vps
sur 12 vues en Jpeg fine )
· Vitesse
max.1/4000s et synchro flash au 1/500s ( D70s : 1/8000s, 1/500s)
· Cartes SD ( D70s : CFI/CFII/MD)
· USB 2.0 Hi-
Speed ( D70s : USB 2.0 Full Speed)
· Batterie fournie EN-EL3 ( D70s : EN-EL3a)
· chargeur fourni
MH-18 ( D70s : MH-18a)
· Réglages ISO : 200à 1600 par 1 IL ( D70s : 200 à 1600 par
1/3 IL)
· Dimensions 133x102x76mm ( D70s : 140x111x78mm)
· Poids 565g nu (
D70s : 600g nu )
Le D 50 sera disponible boîtier nu ou avec le nouveau AF-S
DX 18-55 ED sorti à cette occasion. Le prix n'est pas encore confirmé par Nikon
France. Effectivement, en regardant les deux appareils on constate que ce sont
des produits "me too", peu révolutionnaires qui auront du mal à s'imposer
face à l'Eos 350D qui possède comme argument vendeur son capteur CMOS de 8
Mpix. Nikon avait manifestement aucun autre capteur abordable en vue, son
dépendance face aux fournisseurs comme Sony ( qui fournit le capteur CMOS du
D2X) freine sa réactivité vis à vis de Canon....On attend donc avec impatience
l'appareil semi-professionnel prévu pour l'automne 2005 !




















