22 février 2008
Calibrer votre appareil photo numérique avec Photoshop et Camera Raw
Découvrez, grâce à ce tutoriel vidéo, comment calibrer votre appareil photo avec Photoshop CS3, Camera Raw et le script ACR Calibrator...
19 février 2008
Viveza- quand correction sélective ne rime pas avec format RAW...
L’annonce récente d’un nouveau logiciel, Viveza, m’a interpellé à plus d’un titre : développé par l’éditeur Nik Software, ce nouveau logiciel intègre les célèbres algorithmes U-Point, dont bénéficient déjà les utilisateurs de Nikon Capture NX, dans un plug-in compatible avec Photoshop et Photoshop Elements ou toute application partageant la même architecture, sous Mac OS X et Windows.
Très prometteur sur le papier (il est vrai que Nikon Capture NX possède une puissance redoutable pour corriger les fichiers NEF et Bitmap (JPEG ou TIFF) de manière locale…), le produit me semble tout de même handicapé par le fait qu’il fasse l’impasse sur le format RAW.
La TrueColors - une charte de gris fort astucieuse !
Bien que la balance des blancs fasse partie des paramètres de prise de
vue qu’on pourrait négliger lorsqu’on travaille au format RAW (elle se corrige aussi bien a posteriori dans votre logiciel de développement RAW), elle est primordiale pour réussir ses photos au format JPEG
: lors du dématriçage dans l’appareil, le processeur interne fige les
valeurs colorimétriques et effectue une transformation du gamma, ce qui
rend une correction ultérieure fort périlleuse. Alors qu’il est très
confortable de corriger la balance des blancs de toute une série de
photos lorsqu’elles comportent un gris de référence, si ce dernier
manque, nous sommes souvent contraints de “tâtonner” en cliquant avec
la pipette sur des zones d’une image censées à la neutraliser. Qui plus
est, les préréglages de l’appareil (Lumière du jour, Temps nuageux,
Flash, Tungstène…) ne remplissent pas toujours leur rôle et les
logiciels de développement RAW ne parviennent pas toujours à les interpréter correctement.
Les
photographes de studio utilisent ainsi depuis très longtemps des
chartes de gris dédiées à la balance des blancs – à ne pas confondre
avec les vieilles chartes de gris Kodak, inadaptées au réglage de la
balance des blancs (outre le fait que la plage n’est pas “neutre” d’un
point de vue colorimétrique, elle est bien trop sombre pour un
échantillonnage fiable sur une image RAW linéaire…).
De nombreux produits rivalisent pour attirer l’attention du client : la ColorCheckerWhite Balance, les chartes WhiBal, WarmCard, QPCard, DigiGrey, Ezybalance et RefCard, pour ne nommer que les plus connues.
On pourrait alors se demander pourquoi Profil ICC.com, prestataire en gestion des couleurs, s’apprête à commercialiser un nouveau produit (encore un…) de ce genre. Et bien, la True Colors
est intéressante à plus d’un titre : teintée dans la masse et fabriquée
dans un matériel épais (3 mm) et rigide, elle ne craint (presque) rien,
ni chocs, ni pliures – ce qui est très intéressant pour un photographe
en déplacement.

Vue recto-verso des chartes TrueColors “S” et “M”
Jusque-là, j’avais toujours hésité à emmener une telle charte par crainte de l’abîmer – hormis une petite DigiGrey, glissée dans l’étui de mon flashmètre. A première vue, la TrueColors ressemble furieusement à la Digigrey, surtout la petite (taille S) qui mesure 5,3×9 cm contre 5,5×8,5 cm pour la DigiGreyMini, mais leur surface est différente : alors que la DigiGrey possède une texture un peu granuleuse, celle de la TrueColors est parfaitement lisse. Toutes deux possèdent une pastille autocollante avec deux plages, noire et blanche (utile pour corriger le contraste d’une photo) ; la DigiGrey y ajoute six plages couleur qui peuvent servir comme référence. Tandis qu’il faut acquérir un support dédié pour la DigiGrey, un simple stylo introduit dans l’encoche de la TrueColors suffit pour la positionner dans un décor. Autre bonne idée : le tour de cou à attache rapide livré avec chaque TrueColors.

Une charte “baroudeur”
Possédant des chartes de gris diverses et variées, je suis passablement perturbé par leurs différences de teinte. Outre une luminosité différente, certaines chartes sont plus “chaudes”, d’autres plus “froides”, ce qui me fait douter de leur utilité car elles sont censées de comporter un gris parfaitement neutre ! Certes, quelques fabricants publient les valeurs Lab prélevées sur une seule charte ou interpolées à partie de celles de plusieurs chartes, mais cela ne justifie pas de telles dérives.
La TrueColors ne me semble pas seulement visuellement très neutre ; vous trouverez, au dos de la charte, les valeurs Lab issues d’une mesure individuelle de chaque charte – ce qui est très rassurant quant au sérieux de son fabricant.
Compte tenu de ses atouts, la TrueColors reste très accessible, les tarifs varient entre 19,95 € et 39,95 € suivant la taille de la charte, 44,95 € et 79,95 € pour un ensemble de deux ou trois chartes. Bref, le produit est fort alléchant…
Pour davantage d’informations et des conseils d’utilisation, n’héhistez pas à consulter le site du fabricant.
08 février 2008
Capture One 4 et Capture One Pro 3.7.8 sont mis à jour
J'avais parlé, dans un article très complet
de Capture One 4.0, la dernière évolution du célèbre logiciel de
conversion danois. Alors que la date de sortie de la version
professionnelle n’a toujours pas été confirmée, l‘éditeur annonce une
mise à jour de Capture One 4.0, désormais en version 4.01, et de
l’ancien Capture One Pro, en version 3.7.8. Alors que la version 4.01 est censée réparer certains bogues, dont
des erreurs d’affichage, l’évolution de Capture One Pro est plus
profonde : l’application est enfin compatible avec le tout dernier
système d’exploitation d’Apple, Mac OS X 10.5 Leopard et ouvre les
fichiers RAW des appareils suivants : Canon 1D Mark III, 1Ds Mark III, 40D et G9, Nikon D3, D40X et D300 ainsi qu’Olympus E-3, E-410 et E-510.
Voici les liens de téléchargement :
- Capture One 4.01 (PC/Mac)
- Capture One PRO 3.7.8 PC et Mac
La numérisation sans scanner est-elle possible ?
La sortie récente d’un drôle de scanner à films équipé d’un capteur CMOS au lieu des habituelles barrettes CCD m’a redonné de l’espoir : las de passer de longues soirées face à l’écran dans les bruits tantôt sourds tantôt stridents de mon scanner à films, j’avais rêvé d’un outil silencieux, efficace et rapide pour numériser mes photos argentiques sans avoir à y passer une année entière…

Hommage à Franco Fontana, Hegau/Allemagne, hiver 1984, Pentax K1000, objectif 50 mm f/4 SMC Macro sur Kodachrome 25, numérisé avec Canon EOS 1Ds, objectif macro EF 100 mm f/2.8
Hélas, le Reflecta xScan, tel est le nom de cet illustre scanner sans pièces mobiles, est loin d’offrir la qualité d’image et la vitesse de numérisation requises. Bien que son constructeur annonce une résolution native de 1800 dpi et une vitesse de numérisation d’une seconde par document, ses performances réelles sont bien moins flatteuses : le site allemand Scandig lui reconnaît 1500 dpi et de 22 à 39 secondes pour la numérisation (une capture numérique, vu que le xScan utilise un capteur…) et l’enregistrement d’une image. Compte tenu de la résolution (qui ne permet que des tirages autour de 13×18 cm à 300 dpi…) et la faible étendue dynamique de l’outil, il n’est guère indiqué pour archiver les vestiges de l’époque “anté-numérique”.

Læsø, Danemark, 1984, Pentax K-1000, Super-Takumar 200 mm f/4, Ektachrome 100 numérisé avec Canon EOS 1Ds, objectif macro EF 100 mm f/2.8
Mes placards sont encore pleins d’ustensiles d’un monde disparu que je m’obstine à conserver coûte que coûte ; ainsi, je possède encore une fidèle table lumineuse et divers porte-films de mon agrandisseur. J’ai été très tenté d’utiliser ces accessoires pour numériser quelques originaux (diapos et négatifs couleur et noir et blanc au format 24×36 et en moyen format) à l’aide de mon appareil reflex numérique.





