21 décembre 2007
Néologismes et traitement d’image
Il suffit de consulter un article ou un livre récent sur le traitement d’image pour croiser des néologismes dont la signification n’est pas toujours très bien expliquée : “ajustement non destructif”, “traitement non modal”, “correction sélective”, “calque d’outil” ? – autant de mots pour définir les caractéristiques avancées dont tous les logiciels de traitement d’image devraient se munir.

Canon EOS 1Ds, EF 100 mm f/2.8 Macro
Préserver le fichier original, grâce au traitement non destructif
Nos images numériques sont composées de plusieurs millions de pixels (picture element). Avec un logiciel de traitement d’image conventionnel (Photoshop, Gimp, PaintShop Pro…) la structure de l’image est altérée à chaque fois que vous lui appliquez une correction. Contrairement à ce traitement de type Bimap, destructif puisque basé sur la modification de l’original, le traitement non destructif enregistre les réglages correspondants à l’ensemble des étapes dans un fichier annexe, pour ne les appliquer qu’à l’issue du traitement. Comme les modifications résultantes ne s’appliquent qu’à une nouvelle image ou à une copie, le fichier d’origine n’est jamais altéré.
Bien que certains fabricants aient usé et abusé du mot magique “traitement non destructif”, notamment Apple pour Aperture, l’ensemble des logiciels de développement RAW récents utilisent cette manière de travailler, seule l’extension du fichier annexe change (”.xmp” pour les logiciels Adobe, “.bib” pour Bibble, “.rws” pour RawShooter, “.P1s” pour Capture One, “.lzn” pour LightZone). Certains logiciels “propriétaires”, tels que Canon DPP et Nikon Capture NX, sont à même d’inscrire des modifications dans le fichier RAW en utilisant des balises (tag) prévues à cet effet, sans pourtant toucher à la structure de l’image.
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