26 novembre 2007
DxO Optics Pro 5.0 – Chronique d’une naissance prématurée
Une petite recherche sur Google, en tapant « DxO 5.0 », révèle
l’exaspération presque consensuelle de nombreux utilisateurs incapables
de faire fonctionner la dernière mouture du logiciel DxO Optics Pro sur
leur machine, y compris avec la version 5.01, censée de corriger les
bogues les plus crispants.
On peut s’interroger sur la raison, sans doute bassement commerciale,
du lancement anticipé. Force est de constater que le nombre de
malchanceux privés de cette mise à jour (pourtant payante…) est plus
important que ne le laisse penser le communiqué gentiment optimiste de
Luc Marin (PDG de l’éditeur DxO Labs)…
Je n’ai guère envie de participer à la polémique qui se déchaîne
actuellement sur les forums photo et au lieu de décortiquer pour vous
ses nouvelles fonctionnalités, je me suis contenté cette fois
d’examiner la qualité de dématriçage, véritable point fort de ce
quatrième remake.
Ayant suivi le logiciel DxO au fil des versions, je n’ai jamais été
émerveillé par la qualité des fichiers convertis par son moteur de
développement RAW
(DxO Raw Engine) : privilégiant la suppression du bruit au détriment de
la netteté, il générait par défaut des fichiers trop lissés et peu
détaillés, ou, pire encore, des artéfacts colorés très gênants
lorsqu’il s’agissait d’images prises à une sensibilité ISO élevée.
Tandis que certains logiciels de développement semblent emprunter la
voie de DxO, en imitant ce rendu par trop numérique à mon goût, la
nouvelle version 5.0 semble enfin avoir retrouvée la voie de la
sagesse. Effectuant une réduction du bruit en amont du dématriçage, le
nouveau moteur de développement RAW
réussit la quadrature du cercle : les images bénéficient à la fois
d’une réduction du bruit et du moirage efficace – sans pourtant
sacrifier la richesse de détails.




