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11 novembre 2007

HDR - Nouveau language visuel ou technique insolite ?

Les photographes expérimentés le savent : les sujets dont l’écart de luminosité entre les parties les plus sombres et plus claires d’une image dépasse la dynamique du support d’enregistrement (film ou capteur) sont fort nombreux. L’étendue dynamique d’un capteur se situe entre celle des films diapositive et négatif couleur. Capable d’enregistrer les informations sur une étendue d’environ dix diaphragmes (ce qui correspond à un taux de contraste de 1000 :1), un appareil reflex numérique peine encore à maîtriser les écarts de luminosité d’un paysage ensoleillé ou d’une vue en contre-jour, dont le taux de contraste atteint parfois des valeurs entre 20000 :1 et 50000 :1. Face à un tel dilemme, le photographe doit choisir à la prise de vue : pour photographier un paysage, par exemple, il peut conserver soit les détails d’un ciel nuageux, soit les détails dans les ombres du premier plan…

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Oldtimer, Paris. Canon EOS 1Ds, EF 2/100 USM, trois vues fusionnées dans Photomatix Pro

Côté affichage et impression, la situation n’est guère plus encourageante : la plupart des écrans atteignent péniblement des taux de contraste entre 100 :1 et 500 :1, un tirage papier entre 80 :1 et 120 :1.
Le format RAW avec son codage sur 12, voire 14 bits par couche offre une latitude d’exposition bien supérieure à celle obtenue en travaillant au format JPEG (8 bits par couche) et s’améliore encore lorsque vous exploitez toute la dynamique du capteur (Exposer à droite). Toutefois, quelques sujets requièrent une dynamique encore plus étendue. Il est alors possible de fusionner deux versions issues de la même image et développées différemment dans votre logiciel de développement RAW, où, mieux, plusieurs images prises avec différentes valeurs d’exposition.

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EOS 1Ds, EF 17-40 f/4 L USM, trois vues (-2/0/+2 IL) fusionnées dans Photomatix Pro

La technique appelée HDRI (High Dynamic Range Imaging), couramment appelé HDR, utilise une série d’images prises chacune avec une exposition différente – la plus sombre doit reproduire les valeurs les plus claires d’une image, et la plus claire ne plus comporter du noir profond. Bien qu’il n’y ait pas de règle pour le nombre d’images et l’écart d’exposition entre deux vues, vous pouvez faire vos premiers essais avec une série de trois images, obtenue grâce au « bracketing » automatique de votre appareil, les valeurs -2, 0 et +2 IL procurent de bons résultats en format RAW. L’histogramme sur l’écran à cristaux liquides de votre appareil est d’une aide précieuse : les histogrammes des deux images sur ou sous-exposées doivent être dépourvus de crête au bord droit (l’image la plus sombre), ou au bord gauche (l’image la plus claire) afin qu’elles ne comportent ni blanc « pur » ni noir profond. Il est de loin préférable de modifier la vitesse d’obturation – une variation du diaphragme entraîne une modification de la profondeur du champ, générant des difficultés lors de la fusion des images dans un logiciel dédié.

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Posté par volker à 12:55 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Pourquoi pas en 16 bits ?

Bonjour,

Je me pose la question de l'utilité du HDR. J'ai essayé l'outil Photoshop (CS2), mais j'ai rapidement abandonné ce dernier, il produit des taches d'un vert soutenu dans des zones à fort contraste. De plus, travailler sur des images 32 bits sous Photoshop qui est un gouffre à mémoire, n'apporte que peu d'intérêt, vu que l'on ne dispose que de peu d'outil pour ces images et que l'on doit rapidement repasser en 16 bits.
Il se trouve que l'on peut obtenir des résultats équivalents en créant simplement une série de calques en 16 bits et en jouant sur la transparence des calques. J'obtiens ainsi des images très propres, non entachées des zones de transition clair-obscur que je constate sur certains exemples présentés sur le site de Photomatix.
Un élément qui apparait, c'est qu'il faut éviter les courbes lors du développement des Raws, cela produit des phénomènes désagréables. J'emploie donc une courbe rectiligne qui utilise la totalité de l'espace photométrique pour l'image médiane, et la moitié pour les deux images extrême, chaque dans sont domaine, soit la partie haute lumière pour l'image surexposée et l'autre pour l'image sous-ex.
Ensuite, tout s'effectue au niveau des calques, en jouant sur les transparences des deux clichés extrêmes, l'image médiane étant placée à l'arrière, voire sur les courbes densitométriques.
Cela semble compliqué, mais à l'usage, cela nous offre une latitude d'intervention supérieure et évite le passage à 32 bits, l'image finale devant toujours, pour le moment, être ramenée à 8 bits seulement !
Bravo pour la présentation.

Posté par Jean-Luc, 12 novembre 2007 à 10:03

Merci VOLKER pour toutes ces fantastiques expications !!!
Tu nous fais un boulot vraiment super et qui nous aide vraiment beaucoup!
J' utilise PHOTOMATIC et c' est vrai que c' est vraiment inté-
ressant comme technique.
Merci JEAN-LUC, je vais essayer de suivre tes expications et de les appliquer. Est-il possible de combiner ta technique des
couches avec celle des 3 fichiers développés différemment ?
Merci à tous de contribuer à nous faire découvrir les subtilités de ces nouvelles techniques.
Salutations amicales.
Alain.

Posté par A. D., 20 novembre 2007 à 10:59

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