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08 juin 2006

Comprendre le format RAW(3) - Bien exposer vos fichiers RAW - 2

fichier_raw11Nous l’avons évoqué dans l’article précédent : il faut mieux éviter de sous-exposer de façon systématique nos photos numériques pour éviter une surexposition. Bien que moins grave qu’une perte de détail dans les hautes lumières, la sous-exposition révèle le bruit d’une image et risque de faire apparaître un effet de « banding » et des aplats disgracieux dans les parties les plus sombres de nos images. Afin de mieux exploiter toute la dynamique du capteur, le photographe peut exposer le « plus à droite possible », sans toutefois tomber dans l’autre extrême : l’annihilation brutale des informations dans les hautes lumières. Cette stratégie, appelée outre-atlantique « expose to the right », tente de placer les détails sombres d’une image le plus possible vers le milieu de la gamme dynamique, plus riche en niveaux.

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Canon EOS 1DS, EF 4/70-200 L USM, F10, 1/4s, 160 ISO

Mais au lieu de vous précipiter à appliquer une correction d’exposition de 2/3 où 1EV, je tiens à vous dire que la méthode décrite n’est loin d’être aussi simple qu’elle ne paraisse. Tout dépend de votre appareil photo numérique, votre mode de mesure et du contraste de votre sujet.

  • « Exposer à droite » ne fonctionne pas aussi bien avec tous les appareils. En règle générale, plus qu’un capteur est grand, plus il sera adapté à cette gymnastique. Les capteurs CMOS « full frame » des appareils Canon 1Ds, 1D Mk II, 1DS Mk II et 5D s’y prêtent à merveille, suivis des capteurs CMOS de format APS-C du même fabricant, les appareils enregistrant les fichiers RAW au format .CR2 rendant de meilleures performances. Les appareils Nikon disposent d’une marge de manœuvre réduite, leurs capteurs CMOS et CCD de format APS-C n’offrent qu’une dynamique plus étroite. Suivent les capteurs du format 4/3, handicapés par leur petite taille…

  • Les appareils reflex numériques modernes possèdent tous un système de mesure perfectionné, censé de nous épargner des images mal exposées. En pratique, ils sont souvent calés en sous-exposition pour éviter les hautes lumières grillées. Il est possible d’utiliser une cellule à main, en connaissance de cause : une fois déterminé la « vraie sensibilité » de nos capteurs. Car ces derniers oscillent autour la sensibilité nominative, avec une tolérance plus au moins grande (un bon exemple : l’EOS 5D, plus sensible d’environ 2/3 de diaphs ou les appareils Nikon, souvent un peu moins sensible). En outre, l’histogramme de l’appareil n’offre pas toujours la précision requise pour évaluer l’exposition. Les histogrammes « composite » qui affichent une moyenne des valeurs de pixels des trois couches sont à écarter d’emblée. Bien qu’ils fonctionnent plutôt bien lorsque le sujet dispose d’une distribution des couleurs équilibrée, ils ne savent pas détecter l’écrêtage du à une dominante colorée. Il est ainsi possible de découvrir une surexposition forte d’une ou plusieurs couches une fois le fichier ouvert dans votre logiciel de conversion, tandis que l’histogramme de l’appareil ne détecte aucune anomalie. Les histogrammes RVB affichent la répartition des pixels couche par couche (RVB, trois couches) et se prêtent ainsi à la surexposition contrôlée. Mais ils se trouvent que sur les appareils haut de gamme…
  • Le contraste de la scène photographiée joue également un rôle important. Plus le contraste est fort, plus il sollicite toute la dynamique du capteur. Et dans ce cas il n’existe qu’une seule exposition « idéale » - la surexposition contrôlée est donc identique à l’exposition proposée par le système d’exposition d’un bon appareil. Si le contraste de la scène est inférieur à la dynamique du capteur (moins de six diaphragmes), vous pouvez appliquer la méthode « exposer à droite ».


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Posté par volker à 22:37 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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