31 mars 2006
Bibble et ses plug-in
Bibble dispose depuis sa version 4.3 une interface prévue pour accueillir des modules externes ou habituellement appelés plug-in. Comme pour Photoshop, les plug-in étendent les fonctionnalités de l'application hôte et ajoutent des outils inédits et hautement sophistiqués. Il n'existe actuellement (mars 2006) que deux plug-in pour Bibble, qui, après leur téléchargement, doivent être copiés dans les répertoires dédiés. Le BPT Lens plug-in le fait automatiquement, la procédure d'installation manuelle vous sera d'un grand secours lorsque vous devez effectuer une installation personelle.
Windows
: copiez les fichiers .dll dans le repértoire suivant :
C:\Program Files\Fichier communs\Bibble
Labs\BibblePro\supportfiles\plugins,
les fichiers .ui dans C:\ProgramFiles\Fichierscommuns\BibbleLabs\BibblePro\supportfiles\tools\plugin
Macintosh : copiez les fichiers exécutifs dans /Library/Application Support/Bibble Labs/BibblePro/supportfiles/plugins/et les fichiers .ui dans /Library/Application Support/Bibble Labs/BibblePro/supportfiles/tools/plugins/
Linux : copiez les fichiers exécutifs dans le repértoire /usr/lib/bibblelabs/bibblepro/plugins/ et les fichiers .ui dans /usr/lib/bibblelabs/bibblepro/tools/Plugins/.
Bibble BPT Plug-in
( Téléchargement sous http://www.bibblelabs.com/download.html)
Ce module externe est basé sur le plug-in PT Lens, développé par Thomas Niemann et qui repose sur les fameux PanoTools de Helmut Dersch. Cet outil intègre de plus en plus de fonctionnaliés de PT Lens, on trouve actuellement un outil très performant pour corriger la distorsion des objectifs. Une base de donnée exploite les données EXIF du fichier brut afin d'apporter une correction très précise, sans pourtant offrir des jeux de correction différents en fonction de la distance de prise de vue ( comme DxO Optics Pro).

Le BPT plug-in ( sous SuSE-Linux 10)
Luma Lab
(Téléchargement sous http://www.vanboxel.be/soft/lumalab/)

Luma
Lab est un module externe gratuit, développé par Alex
van Bostel. Actuellement en développement (une version Alpha
8 date du mois de Mars 2006), ce plug-in semble être prometteur
pour la conversion noir et blanc au sein de Bibble. Il utilise les
deux espaces couleur RVB et TSL ( Teinte Saturation Luminosité) et
offre un contrôle très précis sur les paramètres
de cette transformation monochrome. Il reste d'ailleurs toujours
possible de combiner les outils du plug-in avec ceux proposés
par Bibble (Courbe, Fill light, Highlight Recovery..) afin d'obtenir
une finesse de réglage encore plus grande. Luma Lab propose
des jeux de paramètres pour imiter le rendu d'un film précis
( Agfacolor, Kodak Tri-X Pan, Ilford FP-4 et Delta) ainsi qu'une
fonctionnalité pour créer des images multitone et des
virages sépia, bleu et autres.

Attention, Luma Lab apparaît encore un peu confus pour son interface utilisateur, l'abondance d'outils et le manque de documentation fait que vous soyez obligé de faire des essais pour pouvoir comprendre son fonctionnement. Frileux et timides s'abstenir.....
Mises à jour Phase One et DxO
Les deux logiciels DxO Optics Pro et Phase One Capture One bénéficient actuellement de nouvelles versions, v3.55 a pour DxO et 3.74 RC1 pour Capture One.
DxO propose pour ses versions Starter, Standard et Elite les améliorations suivantes :
- Nouveaux Appareils compatibles Fujifilm Finepix S9500 et S9000, Kodak P880 et Samsung Digimax Pro 815
- Les palettes d'outils sont enfin disponibles en permanence via des palettes ancrées.
- Choix de l'enregistrement de fichiers sidecar en format .dxo.
- Définition des préférences de sortie pour ne plus subir leur modification intempestive.
- le mode "automatique" est désormais parametrable grâce à un préreglage par défaut.
La mise à jour est gratuite pour tout possesseur d'une version 3.0 ou 3.5 est accessible via le store DxO
De son coté, Phase One vous propose de goûter à son release candidate ( sorte de bêta publique) pour les versions DB, Pro et LE de Capture One, disponible, hélas, uniquement disponible en version anglaise. Cette 3.7.4 RC1 apporte une compatibilité Universal Binary pour les Macintosh permettant d'executer Capture One en mode natif sur les nouvelles machines à puce Intel double-coeur, sans pourtant négliger les "anciennes" G4 et G5. De nouveaux appareils sont également compatibles avec cette nouvelle version : Phase One P21, Canon 30D, Pentax ist DL, DL2 et DS2. De nouveaux profils ICC pour Phase One P30, P45 et Nikon D200 améliorent la qualité colorimétrique des résultats. La version finale 3.7.4 (sans RC) sera disponible vers la mi-april.
Téléchargement : suivez le lien
21 mars 2006
MIPS 2006

Heureusement les salons photo ne se limitent pas aux messieurs
d'un certain age, vêtus d'une veste reporter, équipé d'un ensemble reflex et
zoom télé grand ouverture et principalement intéressés à mater les filles
moitié dénudées et posant dans des décors cauchemardesques ..
Après
quelques heures passées au salon « MIPS » (Multimedia Image Photo Show) qui se
déroulait (jusqu'au 20.03.06) à Paris, Porte de Versailles, voici mes premières
impressions. Laissez-moi commencer d'abord par la liste des absents : Leica,
Kodak, Konica Minolta, Agfa Photo, Hasselblad, Rollei. Cette liste est du à la
disparition des sociétés (Agfa Photo, KM), à une restructuration (Kodak),
des priorités qui font que les sociétés se concentrent sur des manifestations
importantes (Leica et Hasselblad attendront la Photokina) ou sur une
mort prochaine (Rollei). En tout cas, le moyen format ne va pas bien, seul
Piktus présente sa gamme de boîtiers Mamiya, Hasselblad est représenté par deux
importateurs qui exposent en conséquence quelques produits suédois par ci
et par là.
Le
Mamiya ZD était incontestablement un des stars de cette manifestation. Trois
boîtiers étaient à disposition des
visiteurs qui pouvaient ainsi découvrir les caractéristiques de l'appareil et
procéder à une première prise en main. Pour rappel, le ZD est un boîtier
numérique moyen format qui intègre un capteur Dalsa des dimensions 36x48 mm de
21,3 mégapixels. Le capteur est parfaitement adapté pour ce boîtier qui utilise
des objectifs du système Mamiya 645 AF et impose par sa taille un facteur de
conversion de focale d'environ 1,1X. Cet appareil brille par une maniabilité
exemplaire et par un poids de 1300g, plus léger que celui d'un EOS 1DS Mk2. L'ensemble
boîtier/objectif standard, livré au tarif de 9.990 E ht, est moins lourd que
l'équivalent de chez Canon, les formes arrondies facilitent
la manipulation de ce « Exacta 66
« numérique. Un produit réussi que j'ai hâte d'essayer..
Le
moyen format numérique Pentax se laissait toujours désirer, le « mock-up »
exposé lors de la PMA était cette fois-ci invisible. Puisqu'il s'agit d'un
boîtier basé sur un capteur de marque Kodak de seulement 18 mégapixels, on
pourrait craindre une fin semblable au boîtier 24x36 full frame de la marque,
annoncé, mais jamais livré.....
A
propos moyen format, trois nouveaux dos numériques Phase One étaient visibles
sur le stand de Prophot. Les P21 (18 Mpix), P30 (31 Mpix) et P45 (38 Mpix)
épaulaient les modèles P20 (qui sera à terme remplacé par le P21) et P25
(22Mpix). Les capteurs sont toujours fabriqués par Kodak, tous les nouveaux dos
disposent d'un codage de l'information sur 16 bits/couche et captent sur des
cartes Compact flash ou directement sur le disque dur d'un ordinateur (connecté
via un cable Firewire 400. Selon Phase One, les nouveaux dos livrent des
résultats plus doux pour l'accentuation ce qui laisse une marge de manœuvre plus
importante pour le posttraitement. Une nouvelle version du logiciel Capture
One, la mouture 3.8, est prévue pour le mois d'avril. Reste à savoir quel sera
le futur pour le leader des fabricants de dos numériques face aux alliances en
cours (Hasselblad-Imacon), Leaf-Mamiya etc.) lorsque l'utilisation de dos
non-propriétaires sera impossible sur certains appareil moyen format. Wait and
see ....Ah oui, j'avais oublié les dos Leaf, mais je n'avais pas le temps
d'aller les voir !
Les
amateurs des reflex numériques étaient captivés par l'Olympus E330, les Canon
5D et 30 D et le Nikon D200, le dernier commence à être réellement disponible.
Le dernier modèle de Canon semble mieux se nommer EOS 20Dn, les différences
restent plutôt discrètes, un écran plus grand à part, seul un bouton Direct
Print (les Japonais restent de grands gamins), les styles d’image et un « relookage »
le différencient de l’ancien modèle. Dans ce créneau, Nikon peut finalement
dormir tranquille, sauf si Canon se réveille et nous sort un vrai «challenger » à la « ‘kina ». Sur le
stand Nikon, j’ai pu assister à une démonstration du nouveau logiciel phare,
Capture NX, à ce jour dans une phase bêta et prévu pour mai/juin. Roland
Serbielle de la Nikon School ne manquait pourtant pas de nous rendre l’attente
difficile : le produit est tout bonnement révolutionnaire et se positionnera
dans le haut du pavé, lorsqu’il sortira. La coopération avec Nik Multimedia a
finalement porté ses fruits et NX sera incontournable ! Côté logiciels, DxO
était présent, ainsi que Realviz, avec une version nouvelle, 5.1, de
Stitcher. Corel présentait le nouveau Paintshop Pro X, enfin je n'ai as vu de
visiteurs sur leur stand, celui d'Adobe était comme tojours bien visité. Colorvision,
un peu esseulé depuis la fusion de GMB (Gretag Macbeth) et Pantone, puis la
fusion en cours de GMB et X-Rite/Monaco, ne baisse pas les bras et propose une
solution spéctrophotomètre à 499 € ht, le Printfix Pro.
L'absence
des minilabs est assez inquiétante. On trouvait à la place des fabricants
de minilabs des préstataires pour la
fabrication de véritables livres photo pour la photo de mariage etc. et
l'omniprésence d'imprimantes jet d'encre sur les stands d'Epson, Canon et HP
donnent l'impression suivante : le tirage sur papier photo serait déjà moribond
?
Sinon,
les principaux magasins professionnels et importateurs étaient présents: MMF Pro, Prophot, Profoto,
Kelvin, Manfrotto et Broncolor avaient tous leur stand, une équipe de la
nouvelle entité "Captures 15" oeuvrait en T-shirts Apple
dans la semi-obscurité du studio de prise de vue Harcourt. Que du beau monde ! Les
flashs Balcar sont dorénavant distribués par
Piktus, ou ils faisaient une apparition plutôt timide
Depuis
quelques années déjà, ce salon était orienté vers les nouvelles technologies,
et donc, vers la photographie et l'impression numérique. Il n’était donc pas
étonnant qu’on n’y voie pas la moindre trace d’un produit photo argentique. La
page de la photographie argentique a été irrémédiablement tournée – plus tôt qu’imaginaient
les acteurs du monde de la photo…..
19 mars 2006
Picture Window Pro 4.0 bêta
Picture Window Pro, logiciel de traitement d'image peu connu mais très professionnel, subira bientôt un petit lifting bénéfique. Actuellement dans sa version 3.5.10, le logiciel atteindra bientôt la version 4.0 qui ajoutera des améliorations au niveau de la gestion des images dans l'explorateur, la possibilité de lancer des traitements en arrière-plan, et surtout le traitement de nombreux formats de fichier RAW. Pour rappel, PWP est un logiciel aux possibilités professionelles (gestion des couleurs complete, support du mode 16 bits, avec des filtres photo du style Wratten, la correction des distorsions, du vignetage et de l'aberration chromatique, le support de masques etc.etc.). Bref, un logiciel vraiment adapté aux besoins des photographes, peu onéreux (89.95 $), mais uniquement disponible pour les PC Windows. Les nombreuses documentations disponibes sur le site (en format PDF et en anglais) détaillent chaque aspect du logiciel.
18 mars 2006
Dépoussiérer le capteur d’un reflex numérique pour pas cher.
Je souhaite vous faire partager ce récit passionnant et drôle, écrit par l'ami Hervé Morel, photographe professionnel loin du hype parisien, mais toujours plein de bons conseils. Attention, cependant, le procédé décrit ici n'engage rien que vous - je ne prendra donc aucune responsabilité si votre capteur partage le sort évoqué dans les lignes d'arrivée de ce marathon du nettoyage capteur. Mais connaissant le sérieux de Hervé, qui n'est pas assez fou pour détruire ses outils de travail, je suppose que cela fonctionne :
"Nous
avons tous de la poussière à revendre avec nos
appareils reflex numériques. Ils sont tous bardés
d’options pour satisfaire nos habitudes de photographes, mais ce
sont des aspirateurs à poussières sans sac !! Si vous
avez un appareil dépourvu de système anti poussière,
ceci peut vous aider.
Je
ne suis pas le seul à pester contre cette immense lacune
qu’ont nos outils de travail, et le temps que l’on passe à
nettoyer les pétouilles sur nos photos ou à enlever les
virgules sur notre capteur n’est pas des plus productifs. Même
si la poussière envahissait mon laboratoire et se collait sur
mon film dans le passe vues de l’agrandisseur, j’arrivais à
bout de cette satanée poussière d’un coup de
soufflette et de pinceau. Bref, tout le monde connaît
l’histoire.
Ah,
mais il y a les kits de nettoyages et leurs produits miraculeux,
vendus au prix de l’or en barre, parce que c’est numérique,
c’est magique, alors, donnez votre argent et si cela ne fonctionne
pas, les fabricants de ces kits vous renvoient vers le SAV de la
marque de votre matériel.
N’étant
pas très doué pour le ménage de mon capteur avec
ces kits, je me suis intéressé à un autre moyen
de capturer la poussière. Les forums sur ce sujet regorgent de
liens vers le site de Visibledust, qui nous vend un pinceau pour
prendre au piège notre ennemi juré. Voilà une
bonne idée, mais le prix aussi en est une pour le fabricant.
Je ne veux pas mettre un tel prix dans un accessoire de nettoyage
aussi efficace soit il.
Et
le miracle arriva !!! En faisant mes recherches je suis tombé
sur ce lien :
http://www.prime-junta.net/pont/How_to/a_Brush_Your_Sensor/a_Brush_Your_Sensor.html
C’est
en Anglais, et je vous conseille de lire attentivement cette
documentation, que vous pouvez télécharger au format
PDF.
L’auteur
de ce document a trouvé une solution plus économique.
Il propose de prendre un pinceau d’artiste peintre ou pour
l’application de cosmétiques avec des poils en matière
synthétique, afin de nettoyer le capteur de votre boîtier
numérique.
Après
plusieurs essais, j’ai sélectionné 2 modèles
de pinceaux provenants d’un distributeur de produits d’arts
graphiques. Après avoir nettoyé le pinceau avec du
savon liquide, pour enlever les traces de colle et autres résidus,
j’ai chargé le pinceau en électricité statique
avec de l’air propulsé, puis je l’ai appliqué sur
un filtre UV et ça marche !
Ce n’est pas du 100% mais avec de la patience et de l’air cela fonctionne !
Mais quels pinceaux ?????
- un pinceau de marque Pébéo, série: Lotus Déco, Référence: 8431.
-un pinceau de la marque Dalbe serie 600.
Ils existent en différentes largeurs, soit 18 mm pour les capteurs x1.5 ou x1.3, et 22 mm pour les capteurs x1.
Leur prix ? Entre 5 et 8 €.
Si
vous trouvez une autre marque qui fait l’affaire, partagez donc
votre expérience avec les autres...
Avant
de vous lancer dans la peinture de votre capteur, suivez bien les
conseils de la documentation: le nettoyage du pinceau, le test du
pinceau sur un filtre UV ou autre, nettoyage de la chambre avec un
aspirateur et non de l’air propulsé.
Ce
n’est pas terminé. Si vous n’avez pas une arrivée
d’air comprimé chez vous pour charger votre pinceau, vous
avez le choix entre un compresseur à air, une bombe à
air, un aspirateur monté en soufflerie, être sur le
phare d’Ar-Men un jour de grande tempête... Ce qui nous donne
respectivement, le bruyant, le très cher, encore plus de
poussière sur le pinceau, et les embruns.
Avez vous pensé à ce qui peut souffler de l’air avec force sans réveiller vos voisins ?
Rappelez
vous, la plage, le matelas pneumatique... alors ?... LA POMPE A PIED
du capitaine Shadok, entre 10 et 25 € suivant le modèle.
(“Il vaut mieux pomper même s’il ne se passe rien que de
risquer qu’il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas” -
devise Shadok)
Choisir sa pompe
Solidité,
débit d’air, après c’est personnel. Testez-les dans
le magasin, on en trouve chez tous les distributeurs d’articles de
sports. Vous serez certainement la seule personne à essayer
cet appareil, à moins de tomber le même jour d’achat
qu’un de vos collègues photographes qui cherche lui aussi la
fameuse pompe (disait Django Reinhardt à sa guitare).
Si
votre pinceau a été traité sérieusement,
il n’y a pas de risque de rayure, bien moins qu’avec les tissus
Pec Truc machin.
Si
vous ne vous sentez pas l’âme d’un souffleur peintre,
n’allez pas au théatre ! Restez chez vous et commandez votre
kit à 80 "Neuros". J’ai aussi testé ce kit de
nettoyage, j’ai passé 1 heure sur mon capteur pour retirer
les microscopiques fibres du tissu miracle, par contre j’ai enlevé
les minuscules projections de graisse venant de la mécanique
de votre appareil avec efficacité.
Cela vous fera gagner du temps je l’espère."
Bonne destruction de capteur.
Hervé MOREL - Photographe.
15 mars 2006
Les optiques Zeiss ZF méritent que du film ? ? ?
Un drôle d'article sur le site de Carl Zeiss
Oberkochen : pour prouver la qualité exceptionnelle de leur
nouveaux cailloux Planar T* 1,4/50 ZF et T* 1.4/85 ZF la société
a utilisé un Nikon F6, un film Kodak Imagelink HQ et un
trépied très stable de marque Sachtler. Carl Zeiss
relève des pouvoirs de résolution exceptionnelles qui
écrasent tout ce qui existait jusque-là : 320 lp/mm
pour le 1.4/50 entre f/2.8 et f/5.6, la valeur toujours
exceptionnelle de 250 lp/mm entre f/2 et F/5.6 pour le 1.4/85.
Mais
les conclusions sont quelque peu farfelues : dans un newsletter
Kornelius Mueller de CZ explique : "The performance, across the
board, is quite impressive - far above the capabilities of digital
cameras and scanners. This begins to explain why we are so convinced
that photography still needs silver halide film. We are pleased that
the marketplace of serious photographers agrees with us." La
performance est très impressionnante et ceci sur toute la gamme- bien au-delà les capacités des appareils photo
numériques et scanners. C'est le début d'une
explication pour notre attachement à la photographie
argentique. Nous sommes ravis que les photographes sérieux
sont d'accord avec nous. Et plus loin : "When digital
catches up with film, you may be confident that your ZEISS lenses
will take you to the top of the class. Meanwhile, we wish you
"ZEISS-quality" photographic results - whether you're
shooting analog or digital. Quand le numérique
rattrapera le film, vous pouvez être confiant que les
optiques ZEISS vous procurent des résultats de haute gamme.
Entre-temps, nous vous souhaitons des résultats photo de
"qualité ZEISS"- si vous shootez en argentique ou
numérique...
Les dires de M. Mueller me laissent un goût amer dans la bouche. Il m'est donc nécessaire de les commenter via ces quelques lignes :
Carl Zeiss se trouve actuellement dans une situation délicate pour son secteur objectifs photo. Après la perte définitive d'une coopération importante (Kyocera et les gammes d'objectifs pour Contax 24x36, numérique et Contax 645), les chaînes de fabrication pour les objectifs de la gamme Hasselblad « V » ne tournent certainement pas à plein. La coopération récente avec Cosina ainsi que les gammes d'objectifs interchangeables ZF et ZS auront du mal à combler ce manque à gagner.
Prétendre que le numérique ne soit pas au niveau de l'argentique est fantaisiste. Depuis des années nous savons que le numérique a rattrapé voir dépassé l 'argentique. L'ancien dogme qu'il fallait 22 mégapixels pour concurrencer le 24x36 scanné s'est revélé faux – un bon capteur 6 Mpix. fait quasiment aussi bien que le 24x36, au-delà on commence à se frotter au format 4,5x6 ( 11 Mpix.), voir 4x5 inch ( 38 mégapixels). La réalité d'aujourd'hui est ainsi : le numérique a remplacé l'argentique dans la photographie professionnelle et grand public de tous les jours, seuls le noir et blanc ou la photographie artistique de haut niveau ( je pense notamment à Paolo Roversi et ses 20x25 magnifiques) aient encore recours au film.
Le numérique haut de gamme subit ses seules limitations au niveau des objectifs. Ceux-ci se révèlent souvent de qualité insuffisante pour tirer la quintessence d'un capteur 16 mégapixels ou plus. Michael Reichmann l'a constaté récemment : les objectifs Canon ne sont pas à la hauteur du capteur de l'appareil 1DS Mk 2; et même ses cailloux Carl Zeiss sur le Contax 645 limitent le potentiel de son dos Phase One P25 !
Au lieu de raconter des contre-vérités et cantonner l'utilisation et donc l'achat des objectifs ZF et ZS au seuls rentiers richissimes et profiteurs du CAC40 soucieux d'exprimer leur snobisme et leur sens de la frime avec un boîtier argentique, la société allemande doit adapter sa politique marketing pour atteindre les possesseurs des appareils Nikon D2X et D200, certainement ravis de pouvoir enfin exploiter tout le potentiel de leurs capteurs.
Donc, chers compatriotes, révisez cette politique suicidaire. Bien que vous avez réussi l'exploit de résultats d'activité exceptionnels pour l'année 2005, il ne faut pas non plus commettre des folies. Cette gamme optique arrive bien tard sur le marché, vous auriez du la lancer dans les années soixante-dix, succès fou garanti. Cependant, pour assurer un succès commercial, il vous faut une communication moderne, et non pas révisionniste, qui parle au photographes d'aujourd'hui, presque exclusivement équipés en numérique.
P.S : Si vous avez besoin d'un spécialiste photo quadrilingue (Allemand, français, anglais, mandarin), n'hésitez surtout pas à me contacter....
14 mars 2006
Le jungle des espaces de travail- ou comment s'y retrouver ?
Suivant les avis des experts, l'emploi d'Adobe RVB 1998 comme espace de travail RVB pour Photoshop et tous les logiciels de conversion serait irrémédiablement démodé. Qu'en est-il vraiment ? Certes, Adobe RVB 1998 est infiniment mieux adapté aux images numériques destinées à l'impression offset. Nombre d'informations couleur seraient vouées à la disparation si on les convertit vers un espace couleur CMJN à partir de l'espace sRVB – ce dernier est incapable de reproduire les jaunes et des cyans très saturés. Mais pourquoi, ciel, le sacrosaint Adobe RVB 1998, introduit avec Photoshop 5 et devenu depuis un standard tout comme sRVB, serait inadapté à la photographie numérique ?
Faisons donc un petit tour du côté des différents espaces de couleurs RVB : pour simplifier, on peut les classer dans trois catégories différentes :
La première catégorie comprend les espaces de couleur, par les dimensions de leur gamut ( relativement petit et proche de ce que peut reproduire un moniteur) sont parfaits pour l'affichage des images à l'écran, pour l'Internet : sRVB, Apple RVB, Colormatch RVB, SMTPE-C... Ces espaces ne se prêtent guère à l'impression, ils disposent de faiblesses dans les cyans et les jaunes.

les espaces de travail dédiés à l'impression doivent comprendre toutes les couleurs utilisées dans l'impression sans pourtant devenir trop large afin d'exploiter au mieux une profondeur de couleur de 8 bits par couche. Adobe RVB 1998, ECI-RVB, Photogamut RVB, L-Star RVB, Bruce RVB, Beta RVB sont des exemples pour ce groupe.
Il existe un troisième groupe qui comprend des espaces couleurs aptes à reproduire un maximum de couleurs , même celles qu'on ne rencontre que très rarement dans la nature. Les espaces en question ne sont pas utilisables pour l'impression, on constate l'apparition des effets de « color banding ». Ils sont donc uniquement intéressants pour l'archivage de fichiers Master en Tiff 16 bits/couche et pour l'utilisation au sein d'un logiciel de conversion. Les espaces de ce groupe se nomment Pro Photo RVB, CIE-RVB, Wide Gamut RVB etc..

Tout d'abord, avez vous déjà visualisé le gamut de l'espace colorimétrique d'un fichier RAW ? Contrairement à ce que les fabricants nous veulent faire croire, ce profil dispose généralement des dimensions bien plus étendues que ceux proposés dans le menu de votre appareil photo pour la « conversion interne »(généralement des variations des deux espaces Adobe RVB 1998 et sRVB). Lorsque vous travaillez en JPEG, votre appareil procède donc à la destruction arbitraire d'informations, vous ne perdrez non seulement des nuances (faute à la conversion 12 bits vers 8 bits/couche), mais également des couleurs ! Il est donc avantageux de travailler en format RAW, vous pouvez ainsi contrôler et modérer la perte.
Les logiciels de conversion courants (Camera Raw, Capture One, Bibble, DxO Raw, Shooter Essentials) vous permettent un développement des fichiers en TIFF 16 bits/couche ainsi que le choix d'un espace de travail de dimensions généreuses (Pro Photo RVB, ECI-RVB) afin de préserver la richesse que contient un fichier brut. ECI-RVB est particulièrement adapté au monde prépresse : le gamut dépasse celui d'Adobe RVB 1998 dans les rouges et les jaunes ce qui l'accorde parfaitement à l'espace CMJN répandu en Europe , ISO-Coated. Vous limitez ainsi la perte de finesse dans ces couleurs tout en disposant d'un espace qui permet de procéder à des corrections de couleur dans Photoshop. Ce dernier point est intéressant, le gamut de Pro Photo RVB est tellement vaste, qu'il devient impossible d'apercevoir l'impact de vos ajustements à l'écran !
En pratique, cela vous amène à produire des fichiers TIFF 16 bits/couche, dotés d'un profil ProPhoto RVB ou ECI-RVB, et dès que vous les importez dans Photoshop, vous devez procéder à une conversion du profil vers votre espace de travail habituel (avec Pro Photo RVB au moins, vous pouvez utiliser ECI-RVB en tant que espace de travail par défaut dans Photoshop).
Les deux espaces mentionnés ne sont pas seuls à séduire les utilisateurs des deux cotés de l'océan atlantique. Les espaces Don RVB ( par Don Hutchinson) et Ekta Space RVB (John Holmes) et L-Star RVB (BasICColor) rivalisent avec les deux premiers et rassemblent leur petits cheptels de partisans respectifs. Bien que chacun vante les atouts de son espace, il est de loin le plus important d'établir un flux de travail cohérent qui se contente d'un nombre limité de conversions. Donc, gare aux conversions sauvages, répétitives ou inutiles !
10 mars 2006
Mise à jour Realviz Stitcher 5.1
Le logiciel d'assemblage panoramique Realviz Stitcher passe à la version 5.1 et introduise simultanément quelques fonctionnalités nouvelles :
Sensor Shift, Movie export pour exporter des films de vos images panoramiques, Batch render pour améliorer la productivité de Stitcher et l'utilisation de la technologie externe "Enblend" pour améliorer la qualité de fusion.
La mise à jour est gratuit pour les utilisateurs de Stitcher 5.0 et disponible ici
Open Raw - l'enquête sera close le 15.03.06
Grâce au grand succès de son enquête (plus de 18.000 reponses ont été cueillies), le groupement OpenRaw, militant pour une publication des spécifications des formats bruts afin de promovoir leur lisibilité dans le futur, a décidé de porter la date limite pour une éventuelle participation au 15 mars 2006. Donc, si vous voulez participer à cette étude publique, dépechez-vous !
09 mars 2006
Le Mamiya ZD arrive enfin !
Mamiya annonce après une longue attente l'arrivée de son nouvel appareil numérique moyen format, le Mamiya ZD. Annoncé lors de la dernière Photokina (septembre 2004), le ZD fait partie de la gamme des appareils numériques "pur sang", avec le Hasselblad H2D. Mais contrairement à ce dernier, qui arbore un capteur Dalsa 39 mégapixels de dernière génération, le ZD intègre un capteur de "seulement" 22 mégapixels. Des rumeurs indiquant une fragilité financière du constructeur japonais laissent deviner que le développement de cet appareil a sollicité d'énormes ressources financières et humaines (des centaines d'ingénieur(e)s auraient oeuvré(e)s à plein temps pour s'approprier les compétences jusque-là introuvables dans cette PME photo) au point de ralentir les chaînes de production des produits "traditionels". Mamiya a en effet développé cet appareil indépendemment avec comme seule alliée la société Dalsa, responsable pour le capteur et le DSP intégré. Néanmoins, les tests parus dans Réponse Photo et le Photographe prouvent que la formule est bonne. Le boitier ressemble à un appareil 24x36 aux stéroïdes. La manipulation s'avère très pratique. Mes premières prises en main lors de la journée Moyen-Format révèlent un boitier bien équilibré mais un poil lourd. Espérons que ce nouveau représentant d'une gamme prométteuse arrive en nombre suffisant en France - ce qui n'est pas évident car Mamiya-USA s'accaparera d'une grande partie de la production. Reste la question du tarif, annoncé autour de (Aargh !) 13 000 Euros. Somme probablement à réviser, vue l'offre du concurrent Hasselblad, H2D 39 mégapixels, probablement pas beaucoup plus onéreux. C'est de bonne guerre !!!





