PTLens 5.8.3
Rares sont les semaines ou Thomas Niemann, le créateur du fameux Plug-In PTLens, nous sort aucune mise à jour de son logiciel de correction pour les distorsions optiques. Mais ce logiciel sait maintenant faire bien plus de choses : Correction du vignettage, support multi - langues, balance des blancs ( Thomas, Photoshop a déjà tout ce qu'il faut pour la correction de la balance des blancs !) et support 16 bits. C'est vrai que le petit Plug-In gratuit se fait concurrencer par un filtre intégré dans Photoshop CS, assez bien fait....
Pour l'installation, il vous faut télécharger trois élements : le Plug-in, les profiles et un petit DLL à placer dans le dossier Windows-system32. A vos modems !!
Cours de traitement numérique de l'image
René Bouillot jouit dans le petit monde de la photo d'une excellente réputation comme auteur de livres très techniques. Son ouvrage "Cours de Photographie Numérique" était un véritable pavé dans la mare . Dès 2003, René mettait de l'ordre dans nos têtes embrouillées par les nouvelles technologies de l'image et ses nouveaux règles. Son nouveau livre "Cours de traitement numérique de l'image", également sorti chez Dunod , risque d'avoir un impact similaire. J'ai reçu ce livre aujourd'hui par la poste et je me suis mis à le dévorer immédiatement. Ce nouveau livre est davantage axé sur la pratique ( le traitement), mais écrit dans le style souverain qu'on connaît de René. Cette fois-ci, des articles plutôt théoriques ( Étendue dynamique et exposition, par exemple) alternent avec des chapitres plutôt pratiques ( Pratique du traitement d'image, une contribution de Vincent Luc). Très intéressantes, les pages consacrées à la gestion des couleurs, les profiles ICC et les espaces de travail, sont encore enrichies par les contributions du brillant Bruce Lindbloom, G.Hoffmann et Christophe Métairie....
Bon, je vous laisse le découvrir vous-même !
Gestion des Couleurs (1)
Le mot « Color Management » (Gestion des couleurs) avait depuis toujours pour moi une connotation magique et mystérieuse. Il y trois ans, lors de mon premier contact avec des sondes écrans et autres spectrophotomètres, un ancien collègue m’a stupéfié à coups de delta E, gamut et profiles ICC. L’écran de fumée alors fabriqué par ces savants « color geeks » ou spécialistes en gestion des couleurs semblait indiquer a.) Un niveau d’instruction extraordinaire de mes convives instruits à gérer la couleur et b.) De dire : « Pas la peine d’apprendre, vous allez jamais comprendre… ». Mais aujourd’hui, trois ans plus tard et beaucoup plus éclairé, j’ai conscience d’une chose : Toutes ces manœuvres de désinformation servaient finalement à une chose : Facturer le matériel et la formation (« absolument indispensable ») au prix fort. Mais cette époque ancienne est révolue. Fabricants et spécialistes de la gestion des couleurs formés aux Etats-Unis (dont G. Niemetzky) veillaient à démystifier la science obscure pour démocratiser son usage. La gestion des couleurs a gagné les photographes professionnels et même amateur qui ont finalement compris son intérêt. Mais régulièrement je rencontre les sceptiques (« ça ne marche pas ») et les désarçonnés (quelle est la différence entre profil et espace de travail ?) A qui je rétorque que de toute façon, c’est trop tard pour livrer une bataille farouche à ce concept (pas si) nouveau car de toute façon, la gestion des couleurs a déjà envahie nos OS (Mac et PC) et logiciels graphiques d’importance. Et pour donner une réponse aux déconcertés il suffira de livrer quelques clés pour comprendre comment ça marche.
Sachons que les outils que nous utilisons pour capter, visualiser et imprimer des appareils numériques ne sont pas nés égaux. Chaque périphérique possède ses propres caractéristiques de reproduction des couleurs et donc ses propres limitations par rapport à la restitution idéale. La gestion des couleurs caractérise chaque outil en créant un profil ICC spécifique qui livre une sorte de carte de visite colorimétrique. Le système de gestion des couleurs permet maintenant d’effectuer des conversions entre ses espaces colorés (gamuts) pour aboutir à une correspondance des couleurs entre le fichier source (votre image numérique ou numérisée) et l’impression (jet d’encre, tirage photo, offset CMJN). Vous m’avez suivi jusqu’ici ? Bien, vous etes prêt à entendre la différence entre un espace de travail et un espace coloré d’un périphérique. Eh bien, l’espace de travail ne représente aucun périphérique, il nous sert comme espace d’échange entre les trois espaces colorés (source, affichage et impression). C’est par son intermédiaire que le moteur de conversion (si vous utilisez un logiciel Adobe, vous avez affaire à ACE) effectue les calculs de conversion. Mais quel espace de travail est le plus approprié pour nos besoins ? Il faudra que vous apprenez à vivre avec au moins deux espaces de travail. Un pour l’affichage Web (on y est) et l’autre pour l’impression. Deux noms connus peuplent notre esprit quand on pense aux espaces dédiés à l’affichage écran : Apple RVB et Color Match RVB. Apple RVB est un concurrent de l’archi standard sRVB pour l’affichage des images sur le Web, mais la bataille a déjà été gagnée par le candidat mis en avant par le monopoliste de Redmond. Color Match RVB sert toujours pour traiter les images de l’époque « ante- Photoshop 5 », mais au fil du temps son utilisation se raréfiera. Reste donc sRVB pour le travail sur Web. Avec lui on sait que affichage sur un moniteur grand public « pourri « ne sera pas trop éloigné de l’image d’origine. Et les navigateurs aveugle à la gestion des couleurs (la majorité, je crains…) afficheront la même image sans modification puisqu’ils se basent sur ce standard. Pour l’espace dédié à l’impression, Adobe nous a fait du forcing pour son espace Adobe RVB 1998 pas toujours efficace pour la conversion CMJN. Le nouvel espace ECI -RVB apporte l’avantage d’un gamut plus large pour les Jaunes et les Rouges, réduisant ainsi les soucis de conversion vers certains espaces CMJN. L’ECI- RVB est donc en train de devenir l’espace de référence au moins en Europe….
A suivre….
Cet article a eu l'honneur d'être publié sur "MacDigit.com"
(avec des modifications légères).
Achtung, dessinateur doué en vue !

L'adresse qui sera valable dès
http://christian.offroy.online.fr
P.S Christian a fait confiance à Free et obtenu son accès site web après 7 jours d'attente . Ouff!
Acrylic Version Béta...
Microsoft
a mis en ligne une version béta publique d'un logiciel de dessin
véctoriel et bitmap qui ressemble très vaguement à Adobe Photoshop sans
être assez ambitieux pour concurrencer le logiciel phare d'Adobe.
"Acrylic" est basé sur Expression 3 de Creature House, entreprise
rachetée par le géant de Redmond il y a deux ans. Le logiciel offre des
outils intéressant pour la "peinture numérique", le Webdesign et la
photographie numérique sans être veritablement spécialisé dans une de
ces domaines. "Acrylic" est donc probablement destiné à remplacer le
logiciel "Paint" dans sa prochaine version de système d'exploitation,
"Longhorn". L'accueil de cette version "béta publique" était très
mitigé, certains sites Web cassaient le produit sans l'avoir essayé et
des utilisateurs déçus de ne pas retrouver la performance de Photoshop
ne comprennent pas l'utilité d'un tel logiciel. Je me pose pas encore
cette question et continuerai un petit test de cette application. La
vérsion d'essai est disponible sur le site de Microsoft (quelle galère,
il faut d'abord ouvrir un compte "Passeport .NET"..)
DPMagic
L'annonce
de Microsoft de bientôt pouvoir afficher les images RAW dans
l'explorateur de fichiers de Windows est quand même un peu
surmediatisé, surtout depuis qu'on sait que Tiger le fait déjà avec le
support des RAW dans "iphoto" et "Aperçu". Mais même sous Windows
cette option est déjà proposé par un petit éditeur et s'appelle "DPMagic", proposé dans deux versions, DPMagicPlus à 9.95$ et DPMagic Community,
gratuit. La version payante permet non seulement l'affichage des RAW à
l'intérieur de l'explorateur Windows, mais également un diaporama et
l'affichage de l'histogramme et des informations principales du fichier
RAW. Pas très révolutionnaire, Micromou !Mise à jour du script de Thomas Fors
Le
script de Thomas Fors est dorénavant compatible avec Photoshop CS 2. L'
"ACR-Calibrator " permet de peaufiner la restitution des couleurs dans
le Plug-in Camera Raw afin d'améliorer les profiles intégrés
impossibles à changer par l'utilisateur. Il suffit d'avoir la charte "
Colorchecker" à 24 patches, un boîtier capable de faire des fichiers RAW
et compatible avec Camera RAW et beaucoup de patience car l'exécution
du script prendra environ 45 à 60 minutes selon la puissance de votre
ordinateur. ACR Calibrator affiche ensuite les paramètres à insérer
dans l'onglet "Calibrer" de Camera RAW. Astucieux et assez bénéfique
pour une restitution fidèle des couleurs de vos photos. Attention, il
vous faudra faire autant de prises de vues de votre charte suivies de
passages du script qu'il existe des conditions de lumière différentes !

Téléchargement du script ici : http://fors.net/chromoholics/download/">http://fors.net/chromoholics/download/
Le "Boom" du numérique tue des emplois !
Selon un article sur "Bloomberg.com",
le fabricant d'appareils photo numériques Olympus Corp. se prépare à
réduire les coûts de production de 30% ou plus pour s'adapter à la
dégradation des prix et la demande décroissante pour les appareils
numériques. Pour parvenir à ses fins, le fabricant envisage d'acheter
des pièces chez des sous traitants, principalement chinois,
parallèlement à une réduction des emplois de son site chinois d'environ
30%. Olympus achète déjà une partie de sa gamme de produits chez Sanyo
Corp. Cette nouvelle arrive après l'annonce d'une première perte
annuelle. Olympus se faisait prendre sa troisième place par
Kokak, derrière les "leader" du marché Canon et Sony. La marge
béneficiare d'Olympus était de seulement 8.6 %, comparée aux 28.3% de
son département médical. La société prépare un nouvel appareil reflex
numérique déstiné aux marché professionnel et averti. Bon, ce message
nous enseigne deux choses : a.) On ne gagne plus rien en vendant des
appareils numériques, b.) les Japonais vont se faire dévorer tout cru
par les fabricants chinois et c.) Kodak fait une grosse connerie
(encore une) en délocalisant son usine de films en Chine ( ce n'est
plus
un marché "émergent", ça sera très bientôt un gros marché pour les
appareils numériques, à 5% de marge béneficiare pour les fabricants,
bien sur...). Faudra peut-être délocaliser en Afrique Équatorial, il y
existe encore quelques Bantous qui grillent du film ! PT Lens 5.7.1
Thomas Niemann a sortie hier la mise à jour de son logiciel de
correction pour les distorsions et le vignettage optique. PT Lens est
un astucieux Plug-in pour Photoshop qui est basé sur des profiles
établis par l'auteur. Le logiciel est gratuit et constitue avec Radcor la seule alternative efficace et abordable pour la correction de ces deux défauts optiques.
Mon article sur PT Lens se trouve là : http://www.volkergilbertphoto.com/pt_lens.htm
"Soft Masking "
De nombreux photographes abandonnent leur chambre noire pour le labo numérique. Celui-ci offre de nombreuses possibilités et permet souvent de repousser les limites de notre créativité à l’aide des outils proposés par des logiciels comme Photoshop. Le traitement est devenu tellement « facile « que les photographes auparavant incapable de faire des tirages noir et blanc ou couleur s’y mettent pour produire des résultats avec une facilité déconcertante. Mais il ne faut pas se laisser leurrer par la simplicité apparente de Photoshop. Une formation photographique et un bon bagage technique seront toujours nécessaires pour se démarquer des autres. Car un résultat crédible dépend de l'oeil du photographe et retoucheur ! Photoshop offre la possibilité de sélectionner des parties de l’image à l’aide de plusieurs outils de sélection (baguette magique, lasso etc.…). Cette sélection s’avère souvent difficile, surtout quand on se contente de l’emploi d’un mulot ordinaire. La fabrication de masques pour appliquer des corrections sélectives nécessite donc souvent trop de temps et d’entraînement. Quand on est habitué au travail avec les masques de réglages qui permettent d’appliquer une correction globale tout en profitant des possibilités de dosage (opacité, modes de fusion), on peut facilement créer des masques et d’y "peindre" la sélection.

Canon G6, RAW converti avec ACR 2.4
Une autre copie sert à accueillir le renforcement USM (ici 130/1/0). Je crée un dégradé noir-blanc, appliqué du bas vers le haut pour homogéneiser l'éclairage de l'atelier qui dispose des ombres profondes au-dessous du toit. Maintenant le procédé devient intéressant. La prochaine étape comprend la conversion en noir et blanc pour laquelle j'utilise le mélangeur de couches. Pour appliquer le noir et blanc sur le mur sans en affecter les poutres ni l'inscription commerciale peinte en rouge, il faut donc créer un masque. Eh bien, le masque est déjà existant , il a été généré avec le calque de réglage ! Il suffit de le remplir avec du noir ( Edition-Remplir) :
Avec le pinceau on peut donc maintenant peindre dans le masque noir ainsi créé pour appliquer le calque de réglage que sur les parties rendues transparentes ( blanc sur le masque).
La taille de trait du pinceau permet de peindre des parties plus ou moins petites. Génial, le réglage de l'opacité : sa réduction permet de passer et repasser sur la même zone, ce qui augmente la précision finale. Vous pouvez également jouer avec le flux et le mode de fusion .


Notre masque en détail
2e exemple :

Canon D60, EF 4/17-40 L USM, RAW converti avec ACR2.4

L'image finale




















